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La péninsule coréenne vit une bonne partie de la première moitié du vingtième siècle sous l’occupation japonaise (1910-1945). Trente-cinq années pendant lesquelles la Corée souffrira et perdra son identité (destruction des monuments, interdiction de la pratique des coutumes et des traditions, obligation de parler japonais, etc.). A la fin de la seconde guerre mondiale, si le Japon quitte la péninsule, celle-ci reste marquée à jamais : la division Nord et Sud est conduite par l’URSS et les Etats-Unis. 1948, c’est officielle, la Corée du Sud naît. La guerre de Corée l'éloigne de sa voisine, la Corée du Nord. Une guerre qui cessera en 1953 mais séparera à jamais la péninsule coréenne et des centaines de milliers de familles. A cette date, le Pays du Matin Frais se réveille avec un bon mal de crâne.


Plus d’identité, coupée en deux et sans le sou, la reconstruction démarre : 
- Années 50 : phase primordiale qui se focalise sur une limitation des importations
- Années 60 : la Corée du Sud se dévoile au reste du monde avec des exportations croissantes grâce à, d’une certaine manière, l’influence japonaise (transfert de technologies) et les financements américains
- Années 70 : le réveil de la Corée industrielle qui se spécialise dans les industries lourdes
- Années 80 et 90 : au-d
elà de l’industrie lourde, la Corée s’impose dans les produits de grande consommation grâce à ses chaebols (conglomérats familiaux) qui, appuyés par l’Etat, mènent la péninsule vers des horizons plus dégagés. 



1997, coup d’arrêt. La crise financière asiatique ébranle une économie qui, en 44 ans, était passée d’un niveau proche du néant (Cameroun, Indonésie) à celui d’une grande puissance d’Extrême-Orient (l'Espagne par exemple). La Corée, sous les conseils du FMI, s’oblige à ouvrir son marché aux capitaux étrangers. Le Fonds monétaire international est alors comparé à « Satan » par les Coréens qui leur fait perdre, d'une certaine manière, leur identité. Dans la péninsule, on ne veut pas faire face à une nouvelle invasion. Les étrangers ne sont pas les bienvenus. Et pourtant. L’Etat n’a pas le choix. Les capitaux étrangers arrivent et les expatriés font partis du voyage.
Extrait de Edito 2 : La Corée du Sud, "a World With Strangers"



POPULATION (2010) : Depuis 2005, la Corée du Sud compte 1,3 million d’habitants supplémentaires, selon le bureau de recensement qui enregistre un total de 48,58 millions d’habitants dans la péninsule sud-coréenne en 2010. La grande inquiétude vient des plus âgés, les plus de 65 ans représentant 11.3% de la population, une tendance qui ne fera que gonfler sur les 15-20 prochaines années. La Corée du Sud reste l’un des pays ayant la plus forte densité de population avec 486 personnes par kilomètre carré, juste derrière le Bengladesh et Taïwan. Les hommes restent minoritaires face aux femmes avec 24,17 millions d’hommes contre 24,41 millions de femmes, des augmentations respectives de 2.3 et 3.2%. La moyenne d’âge de la population est à 38,1 ans, 3,1 ans de plus qu’en 2005. 23.2% des trentenaires ne sont pas mariés, soit 7.6 points de pourcentage de plus qu’il y a 5 ans. 49.1% de la population vit dans la mégalopole de Séoul, 20.2% dans Séoul centre, 23.4% à Gyeonggi et 7% à Busan. 

Nom : République de Corée (R.O.K.)
Capitale : Séoul 
Habitants : Séoulien(ne) / Séoulite (anglicisme)
Langue : Coréen
Monnaie : Won coréen
Population : 48 580 000 (2010)
Structure : 16.2% (0-14 ans) | 72.5% (15-64 ans) | 11.3% (+ de 65 ans)
Sexe : Hommes (24 170 000) | Femmes (24 410 000)
Taux de natalité : 1.22 enfant par femme (le plus bas de l'OCDE en 2010)
PIB : 1 150 milliards de dollars (2010)
Croissance : 6.1% (2010)
Inflation : 2.96% (2010)
Taux de chômage : 3.7% (2010)
Puissance économique : 13e (2010) 
Conglomérats (chaebols) : Samsung, LG, Hyundai, Kia, Daewoo, Doosan, SK Telecom, GS, etc.
Industries : Électronique, chantiers navals, automobile, biotechnologie, ingénierie, technologies de l'information et de la communication, etc.