29 janv. 2016

Quelle Corée laisser à nos enfants ?





Entretien avec le philosophe coréen Do-ol.
Do-ol (도올) est le pseudonyme du philosophe sud-coréen contemporain Kim Yong-Ok. Considéré en Corée du Sud comme étant le principal philosophe débattant de sujets contemporains et traitant de la philosophie orientale dans le but de l'exposer au grand public, il est entre autre reconnu pour ses conférences sur le Diamond Sutra et Lao Tseu. En plus de sa vocation de philosophe, il a travaillé à l'écriture et à la direction de films orientaux. Bien que ses théories philosophiques ne soient pas complètement acceptées par les cercles de philosophes occidentaux et orientaux, il n'en est pas moins une figure et une référence fondamentale pour de nombreux mouvements de la philosophie orientale.


Pourriez-vous brièvement nous exposer votre parcours ?
Naturellement. Je suis né dans une famille chrétienne, qui était avant tout une famille d'érudits. Mon père était médecin et ma mère une chrétienne dévouée. J'ai commencé ma formation à l'université privée de Corée, en tant qu'étudiant en biologie. J'ai ensuite étudié la théologie et j'ai eu vaguement l'idée pendant un temps de devenir séminariste. En fin de compte je me suis tourné vers la philosophie, dans la mesure où celle-ci ne nécessite aucun prérequis, vous pouvez plus facilement que dans d'autres domaines universitaires développer vos propres pensées. J'ai donc commencé mon cursus en philosophie à l'université privée de Corée pendant quatre ans, puis à partir de 1972 je l'ai continué à l'université de Taipei. Durant cette même période il se trouvait de nombreux universitaires chinois qui menaient leurs recherches à l'université de Taipei car la Chine, encore plus qu'aujourd'hui, était un régime extrêmement autoritaire. J'ai donc eu la chance d'évoluer au contact d'universitaires très réputés qui m'ont grandement appris. A Taipei, j'ai eu l'occasion de terminer ce qu'on appelle aujourd'hui un master consacré aux grands philosophes classiques chinois en me spécialisant sur la question du Taoïsme. Ensuite, j'ai décidé de tenter l'université de Tokyo. A cette époque c'était une grande fierté pour un coréen de montrer qu'il était capable de rentrer à l'université de Tokyo. Je me suis donc concentré sur l'apprentissage de la langue japonaise pendant quatre mois, puis j'ai réussi l'examen d'entrée. Enfin, j'ai étudié à Harvard pendant six ans où j'ai obtenu mon doctorat suite à mon étude sur le Wang Fu Zhi (王夫之).



En tant que philosophe, quel regard critique portez-vous sur la Corée du Sud aujourd'hui ? 
Le principal problème que rencontre aujourd'hui la Corée du Sud est l'emprunte laissée par la domination coloniale japonaise puis par la domination, plus subtile mais néanmoins présente, des États-Unis. Nous n'avons jamais pris un recul suffisamment profond sur notre passé et beaucoup de coréens aujourd'hui sont conservateurs. Le concept de conservatisme ici en Corée signifie que l'on est pro-Etats-Unis, chrétien, anti-communiste, pro-japonais. Mais cela signifie également que l'économie est ce qui importe le plus, et notre économie est aujourd'hui fortement dépendante des États-Unis. Nous avons par conséquent besoin d'une pensée nouvelle, nos enfants n'ont rien à voir avec nos maux passés et nous devons nous en débarrasser pour aller de l'avant. Mais malheureusement les problèmes découlant de l'invasion japonaise, de la guerre de Corée et des dictatures passées ne sont pas résolus. La Corée du Nord, elle, a liquidé son passé. Tandis que nous, Sud-Coréens, bien qu'ayant eu plusieurs occasions, ne l'avons jamais fait. Kim Dae-Jung, notre huitième président, a aidé à la croissance économique mais il était trop tourné vers l'occident et quelque peu régressif dans ses idées. Notre pays a, au fur et à mesure, suivit la vision du FMI et la presse a adopté un point de vue de plus en plus conservateur. Les conservateurs remportent toujours les élections ici en Corée du Sud, ils sont d'ailleurs actuellement au pouvoir.


Qu'est-ce qui devrait être fait pour répondre à ces enjeux que vous mentionnez?
Nous avons passé beaucoup de temps à étudier les systèmes politiques et économiques de l'occident, mais il est temps pour nous de mettre en place des standards qui nous sont propres culturellement. Selon moi, par exemple, les coréens ne peuvent être chrétiens. Le christianisme n'est pas simplement une religion, c'est une culture et un mode de vie qui forme une civilisation dans son entièreté. Et les coréens ne peuvent pas le comprendre très profondément, tout comme les européens ne peuvent comprendre tout ce que le bouddhisme implique culturellement. Nous devons nous évertuer à réellement comprendre la société occidentale et mettre en place un système politique et sociétal qui nous est propre. Car même notre perception de la société occidentale est biaisée.

Une autre réponse à ces enjeux serait la réunification des deux Corées. Cela ne signifie pas nécessairement une fusion complète, mais au moins une communication transparente. Les conservateurs sont contre cette idée, car ils pensent que si cet événement survient ils risquent de perdre le pouvoir. Mais si nous ne réussissons pas cette réunification, notre économie continuera d'être contrôlée par le système occidental et avant tout celui des États-Unis. Pour éviter cela nous avons besoin d'une stabilité politique totale qui ne peut survenir sans unification des deux Corées. Ceci signifie que dans un premier temps nous devons accepter et admettre le système politique qui se trouve en face de nous. Nous devons cesser de les diaboliser et les intégrer progressivement. Si nous les intégrons, leur système commencera progressivement à changer.


Pour changer complètement de sujet, vous avez beaucoup travaillé sur le confucianisme en Asie et comment ce dernier affecte les cultures asiatiques. Pourriez-vous brièvement nous expliquer ce qu'est le confucianisme ?
Si on veut définir le confucianisme voici la première question qu'il est nécessaire de se poser : Le confucianisme est-il ou non une religion ? Une religion est définie par la croyance en un être transcendantal. Si nous collons à cette définition, alors le confucianisme n'est pas une religion. Mais si nous admettons que la religion est également une manière de penser, un mode de vie, une culture en soi, alors le confucianisme peut être identifié comme une religion. La chrétienté est une culture qui est liée à l'au-delà. Dans le christianisme la vie sur terre n'est pas la plus importante. Le confucianisme, au contraire, est une croyance beaucoup plus connexe à la terre. C'est une religion très ancrée dans le temps et l'espace, ainsi notre vie sur terre est la plus cruciale. Chacun de nous devient responsable de ses actions, quand dans le christianisme il est possible d'expier ses péchés. Le confucianisme est une croyance plus connectée à la réalité de l’existence humaine. En fait la Corée est aujourd'hui le principal pays confucianiste, car les valeurs confucianistes de la Chine ont disparues après sa révolution. Le confucianisme vénère les ancêtres et accorde beaucoup d'importance à des valeurs comme la modestie et l'amitié. Ces valeurs se retrouvent souvent dans les dramas coréens, qui mettent en scène des familles coréennes confucianistes.


Comment cette tradition confucianiste et les valeurs actuelles de l'économie libérale cohabitent-elles aujourd'hui dans la société coréenne ?
Pour moi l'économie de marché ne présente rien de particulier, c'est simplement une nécessité dans l'organisation des sociétés humaines depuis bien longtemps. Le problème principal réside dans l'économie basée sur des valeurs capitalistes. Car le capitalisme représente une sorte de fraude, notamment quand on voit le système bancaire actuel. Il est absolument inacceptable que des différences aussi exorbitantes existent entre les gens. Le capitalisme peut être très efficace pour créer une soi-disant civilisation, mais poussé à l'extrême il est toxique. Nous avons donc besoin de moralité pour contrebalancer le poids culturel du libéralisme. Nous avons besoin d'une éducation, nous devons transmettre des valeurs de partage et d'altruisme. Notre croyance traditionnelle est de remplacer au fur et à mesure « l’artificialité » par la « naturalité ». Les coréens sont très fiers de leurs accomplissements économiques mais nous sommes allés trop loin dans notre volonté d'imiter l'occident. Nous faisons tellement confiance à notre système concurrentiel, que notre héritage confucianiste doit être enseigné et compris par notre population, afin de remplacer les valeurs toxiques de l’économie libérale par des valeurs plus saines.


En effet une poignée de compagnies détiennent le pouvoir ici en Corée du Sud, que pensez-vous de cela ?
Cela signifie que nous ne sommes plus complètement un système capitalisme, car ce dernier suppose une libre-concurrence entre une multitude de sociétés et d'entreprises. Aujourd'hui en Corée du Sud seulement trois ou quatre mastodontes sont responsables de la quasi-totalité du PIB du pays. Pour être devenues aussi puissantes il est évident que ces sociétés jouissent d'un certain soutien étatique depuis longtemps maintenant. C'est très dangereux car si un jour une de ces sociétés s'effondre, les conséquences économiques seraient désastreuses, le pays tomberait avec elle. C'est pour cela que plus avant je parlais d'unification, pour survivre nous devons étendre et agrandir notre marché.


Puisque nous évoquons le développement économique, pensez-vous que l'existence de régimes autoritaires soit nécessaire au développement économique ici en Asie ?
Pas nécessairement. Certains universitaires soutiennent cette thèse, mais je dois admettre qu'en ce sens les pays asiatiques devraient se rapprocher des systèmes occidentaux. Nous avons besoin de systèmes plus coopératifs. Nous n'avons aucun régime complètement démocratique en Asie car le Japon, premier pays développé dans la région, n'a pas montré l'exemple. En effet Mac Arthur n'a jamais renversé le système impérial et aujourd'hui encore l'empereur ne dispose théoriquement d'aucun pouvoir mais dans les faits il bénéficie d'une puissance morale extrêmement forte. C'est lui qui est à la tête des conservateurs. Ainsi le Japon n'est pas un pays complètement démocratique, bien qu'il en ait l'air.


Vous parlez très librement du système sud-coréen. Vous devez souvent avoir affaire aux médias, comment ceux-ci fonctionnent-ils en Corée ?
La qualité des médias meurt à petit feu. Avant les médias indépendants étaient très puissants mais aujourd'hui 99% des chaînes télévisées sont pro-gouvernement.


Quel est votre but aujourd'hui ?
La Corée du Sud est un pays qui s'est très rapidement adapté aux changement. Les statuts des femmes et des enfants ont beaucoup évolués par exemple. Et c'est très positif, mais nous ne devons pas perdre nos valeurs confucianistes d'altruisme, de respect et de gentillesse au profit de valeurs plus individualistes développées par l'occident avec l'ère du capitalisme. J'essaye donc d'enseigner ceci. Nous avons deux ans avant les prochaines élections et nous devons mettre ce temps à profit pour enseigner aux gens l'importance de notre culture, afin de changer cette mentalité conservatrice qui nous empêche d'aller de l'avant ainsi que ces valeurs capitalistes dont la société coréenne s'imprègne de plus en plus. J'espère que ça fonctionnera.


Une dernière question : il vous a été demandé d'écrire un livre qui sera traduit en français, pouvez-vous nous dire brièvement de quoi il s'agit ?
Oui, comme peu de personnes en France connaissent la culture coréenne, ce qui est normal, j'ai été invité à écrire un livre spécialement destiné à un public français. Ce sera un livre très court qui servira d'introduction à notre histoire, à notre système de croyance, à nos valeurs, à notre problème d'unification. Je devrais pouvoir le finir en mars, il sera donc normalement traduit puis édité en automne 2016.


Propos recueillis par Inès Kalfsbeek pour Bienvenue en Corée du Sud

13 nov. 2015

Balade coréenne - Parc National de Jirisan

Cette semaine, Bienvenue en Corée du Sud vous propose quelques conseils de voyage dans la péninsule coréenne à travers l'expérience de voyageurs français. Si vous aussi souhaitez partager vos bons plans et autres secrets sur la Corée, envoyez votre article.   

Par Inès Kalfsbeek


Notre dernière destination avant de rejoindre Séoul est la région du Jirisan. Et oui, la Corée du Sud étant connue pour sa forte concentration en parcs nationaux, il aurait été dommage de ne pas en faire au moins un ! Depuis Busan, vous pouvez joindre le Jirisan directement par bus (faites cependant attention au village où vous souhaitez loger, car tous ne sont pas desservis par des bus directs).

Nous avons logé dans un hanok traditionnel que nous ne pouvons que vous recommander. Notre hôte Sun Young et sa famille nous ont très chalheureusement accueillis et ont pris le temps de nous faire visiter leur village et de nous déposer au pied des chemins de randonnées. Attendez-vous néanmoins à vivre une véritable expérience coréenne, alors si ce n'est pas votre fort ne vous y aventurez pas (la soupe au petit déjeuner peut en gêner plus d'un). Dormir à même le sol et profiter de la slow food coréenne sont au programme.

Le Jirisan est une région idéale pour randonner, que ce soit entouré de paysages montagneux ou au milieu des champs de riz. Nous vous conseillons de faire la campagne comme la montagne, les deux offrant de très beaux paysages typiques de la Corée du Sud. Vous vous sentirez vraiment en Asie, les champs de riz rappelant ceux du Vietnam ou de la Thailande, les moyennes montagnes celles du Japon.

Néanmoins il est important de bien se renseigner sur les chemins de randonnées car en effet les coréens préfèrent les chemins totalement aménagés par des structures en bois. Ceux-ci sont très agréables mais si vous cherchez une immersion totale dans la nature et des sentiers moins fréquentés, il est préférable pour vous d'emprunter des chemins plus reculés, qui vous seront indiqués dans n'importe quel office du tourisme (ceux-ci étant généralement situés en bas des chemins ou dans les villages). Nous sommes restés trois jours dans la région du Jirisan puis avons rejoint Séoul directement par bus.

Voilà, nous arrivons à la fin de notre parcours. Comme vous le savez sûrement déjà, il y a de nombreux autres endroits à visiter en Corée, notamment l'Ile de Jeju. Mais si vous cherchez un parcours relativement diversifié entre culture, plage et nature, entre sport et détente, nous espérons que notre expérience saura vous donner quelques idées!


* Liens utiles
- AirBnB de Sun Young

11 nov. 2015

Balade coréenne - Busan

Cette semaine, Bienvenue en Corée du Sud vous propose quelques conseils de voyage dans la péninsule coréenne à travers l'expérience de voyageurs français. Si vous aussi souhaitez partager vos bons plans et autres secrets sur la Corée, envoyez votre article.   

Par Inès Kalfsbeek


Notre second arrêt : Busan, deuxième plus grande ville du pays. Le trajet de Geyongju à Busan est très simple, le train est direct et prend un peu plus d'une heure. Nota bene, faire attention aux horaires car il y a assez peu de trains reliant ces deux destinations durant la journée. A Busan, vous avez différents choix pour vous loger, mais avant tout choisissez bien le quartier qui vous intéresse. Nous avons opté pour un Airbnb à Haeundae, le quartier moderne de Busan et l'une des plages les plus prisées du pays. On peut y séjourner pour un prix très correct quand on s'y prend sufisamment à l'avance, mais il est aussi possible de loger dans des quartiers plus anciens et moins proches des plages. A noter qu'en Corée le pass métro est le même dans toutes les villes, n'oubliez pas le votre !

Si vous allez à Busan il y a différentes activités et visites que nous pouvons vous conseiller :

• La plage de Haeundae, bien qu'il faille s'attendre à ce qu'elle soit relativement bondée en été. Le quartier entourant la plage de Haeundae est le quartier de Busan qui ne dort jamais, et donc parfait pour vos escapades nocturnes. Néanmoins, si vous préférez une plage plus calme, celles de Songjeong, de Songdo et de Gwangalli sont moins occupées et tout aussi agréables.

• Le marché de Jagalchi, avant tout connu pour son marché de poissons qui est l'un des plus grands de Corée du Sud. Vous pouvez ensuite vous balader dans Nampo-dong, quartier idéal si vous souhaitez faire du shopping ou goûter une grande variété de street food.

• Les quartiers d'Anchang et Taeguk, deux quartiers historiquement "pauvres" de Busan, où vous pourrez entre autres admirer du street art.

Shinsegae Spa Land, un des plus beaux de toute la Corée (si ce n'est le plus beau), vous attend et est situé dans le grand magasin Shinsegae Centum City. Vous pourrez y vivre l'expérience du jimjilbang et admirer la beauté du bâtiment. Les prix sont très corrects (15,000 wons en semaine et 18,000 le weekend) et n'excèdent pas ceux des spas séoulites.

• Si vous n'en avez toujours pas assez de visiter des temples, nous pouvons vous en conseiller deux, qui bien que touristiques, baignent dans un environnement naturel qui saura vous faire rêver : celui de Beomeosa, et le temple Haedong Yonggungsa situé au bord de la mer.

• Enfin, offrez-vous une balade nocturne depuis la plage de Haeundae pour aller admirer le pont de Gwangan illuminé. Un chemin parfaitement aménagé et éclairé longe la côte, vous faisant profiter d'une vue sur la mer.

* Liens utiles
- Carte de Busan
- Recommandations Trip Advisor

9 nov. 2015

Balade coréenne - Gyeongju

Cette semaine, Bienvenue en Corée du Sud vous propose quelques conseils de voyage dans la péninsule coréenne à travers l'expérience de voyageurs français. Si vous aussi souhaitez partager vos bons plans et autres secrets sur la Corée, envoyez votre article.   

Par Inès Kalfsbeek

Vous vivez en Corée du Sud depuis quelques temps déjà mais n'avez jamais vraiment quitté Séoul ? Ça y est, vous en êtes à votre énième barbecue et connaissez parfaitement les 19 lignes du métro mais souhaitez découvrir un peu mieux votre pays d'accueil ? Parce que la Corée du Sud est un beau pays qui ne se résume pas simplement à sa capitale, nous vous proposons ici un itinéraire type que nous avons nous-mêmes suivis cet été. Ne vous attendez pas à un parcours exceptionnellement original (après tout on ne peut pas se rendre à Paris sans voir la Tour Eiffel), néanmoins si vous cherchez une idée d'itinéraire efficace, qui touche en même temps aux richesses historiques et culturelles du pays, aux belles plages et aux grandes villes, ce bref article est fait pour vous.


Notre premier stop sera Gyeongju, ville remontant au premier siècle avant notre ère et l'un des épicentres de l'histoire Coréenne. Cette ville fut la capitale de la dynastie Silla qui perdura pendant des siècles et les membres de ce clan embellirent leur ville avec de remarquables temples et palais. Plus tard durant le VIIè siècle le bouddhisme Mahayana s'y diffusa et les Silla imposèrent sa pratique pour concentrer leur autorité autour d'un seul et même culte. Comme conséquence de cette pratique nouvelle, le mont Namsan situé aux abords de la ville est devenu au fil du temps un lieu sacré pour les adeptes du bouddhisme, les Silla employant les meilleurs ingénieurs et architectes de leur temps pour y construire de somptueux sanctuaires. En résumé, vous l'aurez compris, si vous voulez vous plonger dans l'histoire coréenne et admirer de superbes oeuvres architecturales traditionnelles, alors Gyeongju est votre destination.

Il est très facile de s'y rendre depuis Séoul, la gare de Gyeongju étant située au coeur de la ville et désservie au moins sept fois par jour depuis Séoul. Deux options de trajet s'offrent à vous : prendre des semaeul, trains relativement lents pouvant prendre jusqu'à cinq heures pour se rendre à Gyeongju.

Cependant les billets sont moins chers, le trajet est direct et l'observation quasi-religieuse des merveilleux paysages s'offrant à vous saura vous occuper le temps du trajet. Nous avons opté pour cette option, néanmoins il est également envisageable de prendre d'abord un KTX jusqu'à Dongdaegu, puis d'y faire la connexion avec un semaeul jusqu'à Gyeongju. Arrivé à Gyeongju vous avez plusieurs possibilités pour vous loger selon votre ordre de prix : hotels, Airbnb...

Notre séjour à Gyeongju fut assez bref (trois jours), mais la ville renferme tellement de richesses culturelles qu'il est possible d'y rester plus d'une semaine. A chacun son rythme et son ordre de priorité ! Durant ce court séjour nous avons entre autres visité les tombes des Silla, appelées Tumuli, le magnifique temple de Bulguksa, le musée sur l'art Silla ainsi que le village traditionnel, et ne pouvons que vous conseiller ces endroits.

Cependant, comme vous le remarquerez sur la carte*, vous n'avez que l'embarras du choix en termes de visites culturelles. Bref, si vous cherchez à la fois un lieu de culture et de relaxation Gyeongju est la ville parfaite, car entourée d'une très belle nature il est également possible d'y trouver des chemins de randonnées qui sauront vous changer de l'air pollué de Séoul.

* Liens utiles
- Préparer son voyage et ses trajets sur Rome2Rio
- Carte de Gyeongju
- Recommandations Trip Advisor

30 oct. 2015

Séoul et son nouveau slogan

Cela faisait des semaines que la ville de Séoul communiquait un peu partout (au niveau national surtout) afin d'impliquer un maximum de citoyen à voter pour le nouveau slogan de la capitale sud-coréenne.

La décision finale entre les trois derniers noms sélectionnés ("I Seoul U", "Seouling", "SeoulMate") avait lieu en grande pompe hier soir et c'est finalement "I Seoul U , City of Me and You" qui l'a emporté avec 682 voix (en plus du choix de neuf experts, dont un seul anglophone) devant SeoulMate (232 voix).

Si plus de 16 000 personnes ont participé aux votes tout au long de la campagne de sélection, la ville de Séoul n'a pas vraiment ciblé le public international pour un nom qui est pourtant censé être du même acabit que I LOVE (heart) NY, I AMSTERDAM, etc. et donc permettre à la capitale de prendre une nouvelle dimension internationale.




Beaucoup de critiques ont d'ailleurs émergées au sein de la communauté internationale de Séoul (et ailleurs) suite au choix final : slogan qui n'a pas vraiment de sens en anglais, va faire de Séoul la capitale ayant le slogan le plus ridicule, pas vraiment inspiré, ...

Voici à ce propos une série de "meme" qui devrait plaire aux "anti-ISEOULU"










28 mai 2015

Ouverture de la Music Library + Understage de Hyundai Card




Après la Design Library et la Travel Library, le groupe Hyundai Card, toujours à la pointe de l'art et de la culture dans la péninsule, ouvre sa "Music Library + Understage" dans un bâtiment moderne en plein cœur de la capitale.

Vous y trouverez aussi bien de la musique contemporaine que de grands classiques internationaux et nationaux. Avec plus de 10 000 vinyls répertoriés dans ses étagères, cette bibliothèque est à n'en pas douter l'un des lieux les plus riches de Séoul pour tout amateur de musique.

Vous pourrez trouver une copie de "God Save the Queen" des Sex Pistols ou encore la célèbre pochette controversée (Butcher Cover) du dixième album des Beatles "Yesterday and Today". 3 298 livres et magazines portant sur la musique et les vinyls sont également disponibles, dont toutes les éditions du magazine Rolling Stone depuis sa création en 1967.

Deux étages sont entièrement consacrés aux livres, aux vinyls et aux lecteurs de vinyls, tandis que le sous-sol baptisé "Understage" est destiné à promouvoir les groupes indies et underground. Au niveau 1 de la bibliothèque, vous trouverez tout concernant le jazz, la soul, le rock, l'électronique et le hip-hop.

Au second niveau, la Corée (depuis 1959), la musique du monde et les autres types de vinyls sont disponibles à l'écoute. Les livres y sont également disponibles classés comme suit : Genre, Sous-Culture, Théorie, Songbook, Magazine. N'oubliez pas la "Rare Collection" avec des pièces uniques !

Ouvert du mardi au vendredi de midi à 21h et le samedi de 11h à 18h.
Fermé les samedis et lundis.

Hyundai Card Music Library + Understage : http://library.hyundaicard.com/music/visit.hdc
Hyundai Card Travel Library : http://library.hyundaicard.com/travel/index.hdc
Hyundai Card Design Library : http://library.hyundaicard.com/design/index.hdc




12 mars 2015

La maîtrise des arts martiaux par D.K. YOO

Mr. YOO, professionnel et grand passionné des arts martiaux basé en Corée du Sud, a publié sur son blog début mars une vidéo dans laquelle il fait la démonstration de quinze arts martiaux différents, de manière combinée ou tout simplement pure. En l'espace de cinq minutes trente, la vidéo passe en revue des extraits de ses cours, mises en situation et exercices de ces dernières années.

Selon lui, "le choix d'une technique particulière d'art martial dépend avant tout d'une situation bien spécifique de combat", insistant sur le fait que, le plus important tient dans le fait de bien analyser la situation du combat et de choisir correctement les techniques d'arts martiaux.

Que ce soit de la boxe, de la savate, du tai-chi-chuan mélangé à de l'aïkido, du sanda, du taekwondo, du Shaolin kung-fu avec du Wu Shu, du Systema ou tout autre art martial, il démontre face à ses partenaires (champions de boxe entre autres) à quel point il maîtrise ces différentes techniques. Parmi ses inspirations, on compte l'américain et Hongkongais Bruce Lee, l'américan et premier élève de Bruce Lee Jesse Glover ou encore le philippin Dan Inosanto...