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Corée du Sud : Histoire

02 janvier

L'histoire de la Corée a 4 346 ans. C'est la légende de Tangun qui permet de trouver la trace d'un État Coréen à 2 333 avant la naissance du Christ. Tangun, petit-fils du dieu du ciel Hwanin et fils de Hwanung et Ungnyeo, une ourse métamorphosée en femme, bâtit la première dynastie du royaume de Go-Choson avec pour capitale Asadal. Toujours selon la légende, un chinois dénommé Gija vint de Chine et enseigna l'art de la culture du riz, l'élevage des vers à soie ou encore le tissage, avant de fonder le premier état de Joseon jusqu'en -206 avant J.-C. Jusqu'au premier siècle après J.-C., plusieurs chefs se succédèrent et cherchèrent à agrandir le territoire face à la Chine. Si la Chine réussit à prendre dans un premier temps le contrôle de la région en la divisant en quatre commanderies, rapidement celles-ci devinrent indépendantes.

C'est à cette période que Jumong (-58 à -19), né dans un oeuf après que sa mère ait été fécondée par un rayon de soleil, profite du fait que le royaume chinois des Han ne contrôle plus le Nord-est pour fonder en 37 avant J.-C. le royaume de Goguryeo. La partie Ouest de la péninsule constituée de tribus Mahan est contrôlée par un descendant de Jumong qui fonde en 18 avant J.-C. et développe le royaume de Baekje. Idem pour le royaume de Silla au Sud-est du pays qui voit le jour en 57 avant J.-C., fondé par Park Hyeokgeose, né dans un oeuf trouvé dans une forêt (ancêtre du clan Park). Tout au Sud du pays autour de la vallée de Nakdong émerge en 42 après J.-C. une confédération de chefferies dénommée Gaya et fondé par Kim Suro, un des six princes nés dans des oeufs descendus du ciel, dans des bols d'or enveloppés de tissu rouge (ancêtre du clan Kim de Gimhae). Gaya fut cependant absorbé en 562 par le royaume de Silla. La période s'étalant du premier siècle avant J.-C. à 918 après J.-C. est baptisée la Période des Trois Royaumes. Le bouddhisme fonde les bases de ces trois royaumes avec une concentration du pouvoir, le confucianisme n'étant adopté que pour la politique. Seul le pouvoir détient des noms de famille, le reste de la population à une identité tribale.  

En 918, Wang Kon, fils d'un riche marchand, se proclame chef d'un état dénommé Goryeo (Koryeo) et fonde le royaume du même nom (918-1392), dont la capitale est Songdo (actuellement Kaesong, en Corée du Nord). Il assimile rapidement le royaume de Silla (période des trois royaumes postérieurs jusqu'en 935) et réunifie les trois royaumes. C'est le début de l'aristocratie et de la bureaucratie. 500 ans durant lesquels naîtront des conflits internes, un affaiblissement de l'autorité centrale, l'invasion puis l'expulsion des Mongols, l'invasion des turbans rouges (rebelles chinois). L'invasion Mongole provoque un fort recul de la religion bouddhiste. En 1392, le général Yi Seonggye prend le pouvoir et fonde la dynastie Joseon également épelé Choson (1392-1910) qui se basera initialement sur d'importantes réformes agraires.

Le bouddhisme est complètement rayé de l'autorité centrale et laisse sa place au confucianisme, inspiré de la dynastie chinoise des Ming. C'est le début de ce que l'on connaît comme aujourd'hui la Corée traditionnelle. Le grand code Ming est adopté en tant que code pénal et traduit en "coréen" par l'idu, un système archaïque d'écriture qui représente la langue coréenne à travers les caractères chinois (hanja). L'âge d'or de la dynastie Joseon se déroule entre 1418 et 1450 avec le quatrième roi, Sejong le Grand, qui fonda la base de la société sur l'éducation. Il créé en 1443 le Hangul qu'il identifie comme "le son parfait pour instruire le peuple" (1446), un langage adopté par tout le peuple malgré certaines oppositions comme Choe Manri, argumentant par le fait que "seuls les mongols, les tanguts, les jurchens, les japonais et les tibétains [autrement dit les barbares] ont créé leur propre écriture". Les descendants du roi Sejong se massacrent afin d'accéder au trône avec son fils Munjong puis son petit-fils Songjong qui dirigea la plus importante période littéraire du pays.


En 1592, la guerre Imjin (guerre de sept ans) éclate avec le shogun Hideyoshi Toyotomi qui tente d'envahir la péninsule, première étape avant son principal objectif : conquérir la Chine. Il débarque mais se fait rapidement surprendre par le général Yi Sun-Shin et ses bateaux-tortues, supporté par la dynastie des Ming. Toyotomi retourne au Japon avant de refaire une approche en 1597, toujours sans succès. Le général Yi, encore célébré comme héros national, meurt lors de la dernière bataille. En 1627, les tribus de nomades Jurchens (Mandchous) écrase l'armée coréenne. Des milices rurales prennent formes et montent des guérillas contre l'envahisseur (troupes de justice). La Corée libérée se ferme à l'étranger et devient complètement isolationniste. C'est à cette période que le nom de royaume-ermite lui est donné. La philosophie néo-confucianiste fait son apparition avec [1] la relation dirigeant/sujet, [2] la relation homme/fils et [3] la relation époux/épouse. C'est lors de la dynastie Joseon qu'émergent des principes comme la discrimination des femmes, la vie des couples mariés avec leurs parents, la famille du mari plus importante que celle de l'épouse et la stricte primogéniture. Au 17e et 18e siècle, la culture coréenne se développe rapidement. En 1784, des nobles (Yangban) créent une congrégation catholique après que l'un d'entre eux soit allé en Chine se faire convertir et ait ramené des artéfacts et des textes. Des prêtres chinois entrent illégalement dans la péninsule et commencent à baptiser ceux qui recherche une alternative à la philosophie confucianiste. Kim Tae-Gon devient le premier prêtre catholique coréen. Au 19e siècle, l'esclavage disparaît progressivement et des rois très jeunes se succèdent à la tête de la dynastie. Les mauvaises récoltes, la famine et les maladies frappent la population qui passent de 18,6 millions en 1807 à 16,2 millions en 1822.

La relation entre la dynastie Joseon et les pays étrangers commencent à s'empirer. Des conflits naissent sur l'île de Ganghwa avec des navires américains en 1871. Un premier traité est signé avec les forces japonaises en 1876, puis avec les pays occidentaux (début des années 80). La guerre sino-japonaise en 1894, remportée par l'archipel, pousse le Japon à vouloir prendre le contrôle de Joseon et de ports chinois. Ce plan est contrecarré par la Russie qui exerce un influence de plus en plus grande sur la péninsule. Joseon se déclare en 1897 empire de Corée sous le roi Kojong. La guerre russo-japonaise éclate en 1904 et un traité de protectorat est signé en novembre 1905 sous la contrainte et à l'encontre de ce que souhaite l'empereur coréen. Le Japon formellement annexe Joseon comme colonie de l'empire japonais en 1910 et restera dans la péninsule jusqu'en 1945. Le 1er mars 1919 aura lieu la plus importante rébellion contre l'empire japonais, un mouvement dirigé par les intellectuels chrétiens puis en avril, un gouvernement provisoire de la république de Corée voit le jour à Shanghai, Chine. Dans les années 30, l'empire du soleil levant impose une politique de japonisation, obligeant les Coréens à utiliser le japonais et changer leurs noms. Avec la seconde guerre mondiale, l'enseignement du coréen prend fin en 1941.

La Corée est un réservoir pour les japonais qui prennent aussi bien les matières premières que les denrées agricoles ou utilisent une main d'oeuvre à très bas coût. De nombreuses femmes coréennes servent alors de prostituées pour l'armée japonaise. Cette colonisation prend fin en 1945 avec la reddition du Japon mais laisse place à une Corée divisée avec l'Union soviétique au Nord et les Etats-Unis au Sud (qui demande à l'URSS de s'arrêter au 38e parallèle). La république du peuple coréen est déclarée à Séoul, mais abolie aussi vite par le gouvernement de l'occupant américain. La situation est contradictoire : le pays est libéré mais à nouveau occupé par deux puissances. De 1945 à 1948, les USA et l'URSS installent leur propre système politique et lancent deux hommes forts : Kim Il-Sung au Nord et Rhee Syngman au Sud. Le 15 août 1948, la République de Corée (Corée du Sud) est fondée, suivie le 9 septembre par la fondation de la république populaire démocratique de Corée (Corée du Nord). En 1948 et 1950, les deux dirigeants cherchent à réunifier la péninsule de force avec de nombreux échauffourées à la frontière.

Le 25 juin 1950, la Corée du Nord obtient le feu vert de Staline et envahit le Sud. Les forces sud-coréennes se retrouvent bloquées à l'extrême Sud-est du pays, à Busan. Le 27 juin, le conseil de sécurité des Nations Unies décide qu'une intervention doit être menée. En septembre, les forces armées des Nations-Unies reprennent le contrôle de la péninsule sud-coréenne et poussent l'armée nord-coréenne jusqu'à la frontière Nord avec la Chine. En novembre 1950, l'armée chinoise entre dans le conflit et mène une contre-offensive qui leur permet de reprendre Séoul en janvier 1951. En mars, les forces de l'ONU reprennent Séoul mais se retrouvent neutraliser autour de l'ancienne frontière, au 38e parallèle. Les négociations débutent et durent jusqu'en 1953, deux ans durant lesquels l'armée américaine bombardera lourdement le Nord. Le 27 juillet 1953, quelque mois après le décès de Staline (5 mars), l'armistice est signé à Panmunjeom entre William K. Harrison, lieutenant-général représentant les Nations-Unies, et le général Nam-Il de l'armée populaire de Corée.        

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