Shane Smith, fondateur de Vice et grand reporteur, complète sa série de vidéos sur la Corée du Nord sous la dictature de Kim Jong-Il (aucun voyage depuis la prise de pouvoir du fils Kim Jong-Un). Après le Guide en Corée du Nord et les Camps de Travail Nord-Coréens, il aborde dans son nouveau reportage l'amour de Kim Jong-Il pour le cinéma. Le "Cher Leader" est en effet bien connu pour être un grand cinéphile, les rumeurs allant jusqu'à dire qu'il possèderait la
Corée du Nord – Quand Ahn Cheol-Soo (ci-dessous), ponte du logiciel et de la protection informatique, récemment lancé en politique, et soit dit en passant pas loin d’être la personnalité la plus influente de Corée du Sud depuis l’été 2011 et son appui au futur-maire de Séoul, décide de donner son opinion sur un sujet qu’il n’a pas l’habitude d’aborder, il attire toute l’attention des médias. Il faut dire qu’il a un discours hors-norme, loin des
Les funérailles de Kim Jong-Il avaient lieu aujourd'hui à Pyongyang devant des milliers de citoyens nord-coréens. Un cortège et un cadre pas sans rappeler les grandes heures de l'URSS et de l'Armée Soviétique. En fond sonore, une musique sobre couverte de temps à autre par les pleurs de la foule amassée derrière des rangées de soldats.
La Corée du Nord est surveillée de près. L'annonce du gouvernement sud-coréen que les Etats-Unis viendraient épauler la surveillance satellitaire de la péninsule pour les prochaines semaines est venue rassurer la population en cas d'un éventuel coup de folie du tout nouveau dirigeant Kim Jong-Un. Aujourd'hui, si la Une des médias porte avant tout sur l'avenir de la Corée du Nord avec des reportages qui
La Corée du Sud s'est d'ailleurs réveillée comme un matin normal. Glacés par les 10 degrés Celsius sous zéro, seule une chose pouvait interpeler les Coréens : le visage de Kim Jong-Il sur tous les kiosques à journaux de la capitale avec la mention "1942-2011". Oui, la vie des sud-coréens n'a pas changé d'un iota après la mort de Kim Jong-Il, celui qui depuis 1994 ne cessait de multiplier, comme son père le faisait si bien avant, les menaces militaires sur son voisin et frère du Sud. Celui que les Coréens haïssaient tant, celui que les Coréens rêvaient de voir mort, celui que les Coréens ne comprenaient pas. Un peu comme un gosse qui obtient le cadeau qu'il avait demandé à Noël.
Première photo de Kim Jong-Il dans son cercueil vitré suite à son décès survenu le samedi 17 décembre à 8h30 du matin
Lire également Corée du Nord : Kim Jong-Il est mort
Quelques heures seulement après l'annonce de la mort de Kim Jong-Il ce midi (décédé samedi matin dans son train d'un arrêt cardiaque), une annonce officielle a été faite portant sur un contrôle social rigide dans les jours qui viennent ainsi qu'à une interruption des marchés.
Le Jangmadang est totalement fermé et le peuple n'est pas autorisé à sortir.
Quelques heures seulement après l'annonce de la mort de Kim Jong-Il ce midi (décédé samedi matin dans son train d'un arrêt cardiaque), une annonce officielle a été faite portant sur un contrôle social rigide dans les jours qui viennent ainsi qu'à une interruption des marchés.Le Jangmadang est totalement fermé et le peuple n'est pas autorisé à sortir.
Corée du Nord – Le Weekly Chosun, hebdomadaire sud-coréen, a réussi à mettre la main sur une série de statistiques concernant plus de deux millions de résidents à Pyongyang, des données compilées en 2005 par le département de sécurité d’Etat de Corée du Nord, fait rare tant il est difficile d’obtenir des informations sur la population nord-coréenne.
Corée du Nord – « Si la succession n’est pas du goût de tous, elle ne sera pas non plus à l’origine d’une révolte populaire ». C’est un peu en ces mots que Peter Hughes, ancien ambassadeur britannique en Corée du Nord, a décrit la situation politique actuelle dans l’état communiste au Nord de Séoul. De passage à Séoul hier après avoir mis un terme à son contrat de trois ans à Pyongyang, Hughes a affirmé qu’il était difficile pour une ambassade d’obtenir des informations de la part de la population, mais que les organisations non-gouvernementales et internationales faisaient remonter le sentiment général de la population.
Industrie – Est-ce le départ de Steve Jobs du poste de président d’Apple ou les résultats décevants de Nokia qui poussent Samsung Electronics à confirmer son plan de devenir le plus grand fabricant d’appareils portables dès cette année ? C’est la première fois que le géant sud-coréen de l’électronique dévoile de telles ambitions. Alors que la bataille entre Apple et Samsung se fait de plus en plus intense, Samsung prévoit de vendre plus de 330 millions d’appareils portables, dont 100 millions de smartphones, d’ici la fin de l’année. Le vice-président en charge de la stratégie sur les appareils mobiles, Hong Won-Pyo, a déclaré que le groupe visait des ventes d’appareils premium sur les marchés développés et allait adapter une stratégie basée sur les moyens et bas de gamme dans les pays en développement. Samsung prévoit que la moitié des ventes de smartphones sera pour des appareils en-dessous de 200 dollars d’ici 2015, en termes de volume, alors que la part n’était que de 16% l’an dernier. En Corée du Sud, 80% des utilisateurs ont des smartphones. Aux Etats-Unis, la part atteint 49% comme en Europe, 25% en Asie-Pacifique, et 16% en Amérique du Sud et Amérique centrale. Le groupe compte poursuivre son investissement sur le cloud en lançant le S-Cloud, une réponse au iCloud d’Apple. Pour les tablettes, il semblerait déjà que Samsung prévoit le lancement d’une nouvelle Galaxy Tab sous Windows au salon de l’électronique qui se tient en Allemagne le mois prochain.
Corée du Nord – Outre les négociations économiques qui se déroulent derrière le voyage de Kim Jong-Il en Russie, la bonne nouvelle vient de la volonté de Pyongyang d’arrêter les tests nucléaires une fois que les discussions à six (avec la Chine, les USA, la Corée du Sud et le Japon) reprendront. Cette décision vient suite à un sommet organisé au cœur de la Sibérie, à Ulan Ude, entre le président Dmitry Medvedev et le dictateur nord-coréen, venu sans son fils. Pour les experts, c’est un signe d’ouverture de Kim Jong-Il qui pourrait reprendre les discussions tombées à l’eau en 2008. Un choix à prendre avec des pincettes tout de même, Kim Jong-Il ne souhaitant plus négocier avec son homonyme sud-coréen Lee Myung-Bak jusqu’aux prochaines élections.
Politique – L’institut coréen de l’administration publique, un groupe de réflexion attaché au bureau du Premier Ministre, tient aujourd’hui une conférence dite internationale au Centre de Presse Coréen sur le thème « Stratégie des relations publiques : construire une confiance envers le gouvernement et une communication entre le gouvernement et les citoyens ». Selon Park Eung-Kyuk, président de l’institut, la division entre la population et le gouvernement est aujourd’hui trop importante pour ne pas agir. Depuis les événements de 2008 (la population dans la rue pour s’opposer aux importations de bœufs américains), Lee Myung-Bak n’a jamais réellement remonté la pente.
Culture – Le réalisateur Hwang Dong-Hyeok s’attaque dans son nouveau film à un problème de société, basé sur une histoire vraie. Il confiait en début de semaine son hésitation à promouvoir un tel film. « The Crucible » se base sur l’histoire de professeurs et d’un directeur d’école qui ont abusé sexuellement des écoliers entre 2000 et 2004 du côté de Gwangju. Après « My Father », un film basé sur une histoire vraie racontant la vie d’un coréen adopté, Hwang reste dans le même milieu et réinterprète le livre « Dogani » écrit suite à cette affaire. La sortie est prévue pour le 22 septembre mais risque de faire du bruit…
Internet – Un quadragénaire a été appréhendé par la police de Séoul suite à l’ouverture d’un forum en ligne invitant des femmes rencontrant des difficultés financières à s’inscrire afin de rechercher des hommes capables de les soutenir financièrement en échange de relations sexuelles. Ce système baptisé « Sponsor Café » attire de nombreuses personnes dans une société de consommation de masse et où l’argent prime avant tout autre chose. Entre juillet 2010 et juin 2011, 81 femmes se seraient inscrites sur le site dont certaines qui auraient eu des relations avec le propriétaire du site, celui-ci leur promettant de les présenter aux hommes les plus riches qu’il connaissait. La justice condamne ce type de pratique en infligeant jusqu’à 3 mois de prison ferme et 30 millions de wons d’amende. La plupart des femmes ont entre 20 et 40 ans et participent à ces cafés pour s’acheter des produits de luxe, payer des opérations de chirurgie esthétique ou tout simplement payer les frais de scolarité de leur université. Un homme de 27 ans a également été arrêté il y a deux mois après avoir eu 11 relations avec des jeunes femmes.
Industrie – Samsung Electronics domine le marché européen des écrans plats, à en croire la firme GfK spécialisée dans les études de marché. Le géant sud-coréen serait premier sur la vente d’écran LCD et PDP avec 31% de parts de marché en juin et 30.7% sur le premier semestre. La Corée du Sud est toujours en haut de l’affiche dans le top 3 avec LG en deuxième position avec 15.7% de parts de marché, suivi de Sony (13.9%), Philips (10.7%) et Panasonic (8.8%). Sur le LCD, produit phare à l’heure actuelle, Samsung détient 31% sur les six premiers mois de l’année, suivi de Sony (15.3%) et LG (14.7%). Sur la 3D et les LED, Samsung détient presque la moitié du marché européen avec 49.8% en juin (36.1% sur les LED) et 46.3% entre janvier et juin (34.9% sur les LED). Cela fait 5 ans que Samsung surnage sur le Vieux Continent.
Corée du Nord – La Corée du Nord serait en train de connaître une nouvelle pénurie alimentaire causée par les tempêtes et pluies torrentielles qui se sont abattues sur la zone ces deux derniers mois. Mais pendant ce temps-là, une expert des affaires intercoréennes révèlent à Yonhap News que Kim Jong-Il est actuellement sur un luxueux Yacht sur la côte Est en train de prendre quelques jours de repos. Pas étonnant quand on connaît le rythme de vie du dictateur nord-coréen âgé de 69 ans et amoureux de cognac et qui semble avoir surmonté sa rupture d’anévrisme de 2008.
Société – La commission nationale des droits de l’homme s’est plaint hier de voir que les stations de métro et de trains sud-coréennes ne disposaient pas de toilettes pour handicapés hommes et femmes, mais uniquement des toilettes unisexes. Il dénonce une forme de « discrimination qui doit changer au plus vite ». Une déclaration officielle a été faite hier de la part de la commission invitant les opérateurs Korail, Seoul Metro et Seoul Metropolitan Rapid Transit Corporation à s’entendre sur ce sujet et prendre les mesures nécessaires. Les trois sociétés ont accepté de trouver des solutions sans manquer de souligner le manque de financement et d’espaces.
Pour juin, c'est la Corée du Nord qui fait l'objet de l'éditorial. Entre le père Kim à Pékin, la situation sanitaire qui s'aggrave et l'enquête du jour, j'ai décidé de porter un regard sur les nouvelles de l'autre côté de la frontière. Dans la vague des "Quoi de neuf en Corée du Sud ?" tenus quotidiennement, voici donc un "Quoi de neuf en Corée du Nord ?"...
Photo par Charlie Crane issue d'une série exceptionnelle sur l'Empire Ermite
(Crédit Photo : Charlie Crane/Koryo Tours)
Froid. Fermé. Gris. Strict. Dictatorial. Enclavé. Dur. Armé. Dangereux. Inquiétant. Endoctriné. Hostile. Provocant. Les adjectifs ne manquent généralement pas lorsque l’on veut qualifier la Corée du Nord et son régime. Le contraste démographique avec son frère situé au Sud du 38e parallèle en dit long sur l’état du pays : 24 millions d’habitants pour une superficie de 120 540 km2 contre le double d’habitants sur une surface plus petite au Sud (49 millions pour 99 274 km2). Bref, la situation n’est pas rose et s’assombrit d’année en année…
mais jusqu’à quand ? Jusqu’à quand les Nord-coréens souffriront en silence dans les geôles débordantes entourant Pyongyang ? Jusqu’à quand les populations rurales tiendront à ingurgiter du maïs parce que le riz est trop cher ? Jusqu’à quand la Chine et la Russie soutiendront ce pays ? Un peu comme l’Israël et la Palestine ou encore la Chine et Taïwan, la relation entre la Corée du Nord et le reste du monde est une histoire sans fin, une sorte de Statu Quo qui voit des générations d’experts se passer la main à analyser le pays et prévoir une chute qui n’arrive finalement jamais, la troisième génération de la « Kim’s Family » arrivant doucement au pouvoir...
Kim Jong-Il a encore faim
Entre l’accident vasculaire cérébral du « Cher Dirigeant » mi-2009 et les soulèvements populaires en Afrique du Nord et au Moyen-Orient, les spécialistes de la Corée du Nord avaient du grain à moudre et nombreux étaient ceux qui espéraient voir Pyongyang ébranlée par ces événements. Que nenni. Deux ans après, Kim Jong-Il a repris des forces comme jamais, se surprenant lui-même à nommer en urgence son dernier fils Kim Jong-Un comme successeur en septembre 2010. De fait, alors que son fils a quelques nouvelles idées mais est moins à même de contrôler l’entourage influant siégeant aux côtés du père, la succession se fait au ralenti. Le dernier voyage de Kim Jong-Il en Chine en est la plus belle preuve ;
à bord de son train blindé qui l’a emmené dans la province de Liaoning avant d’atteindre la capitale Pékin, le chef du royaume ermite avait à ses côtés non pas son jeune fils Kim Jong-Eun, mais bien celle que les spécialistes considèrent comme sa quatrième femme, Kim Ok. Tout un symbole. Pendant que les yeux des médias et des experts étaient rivés sur l’Empire du Milieu et les moindres faits et gestes de papa, le fiston jouait au fin stratège à Pyongyang en préparant une coupure de ligne téléphonique avec l’armée au Sud ou en s’assurant que les satellites internationaux prennent bien en photo les hydroglisseurs tous neufs exposés dans des hangars sur les côtes Est et Ouest de la péninsule nord-coréenne. Et quand papa revient, voici un petit tir de missile courte portée histoire de bien mettre la pression sur la Corée du Sud, comme à chaque printemps…
La Corée du Nord ou le Pays des Merveilles
La Corée du Nord, c’est 200 000 personnes enfermées dans les Goulags où, selon Amnesty International, les prisonniers politiques sont enfermés par 30 ou 40 dans des petites pièces et la nourriture est distribuée par 200 grammes aux plus méritants, les autres devant chasser les rats ou les excréments afin de tomber par chance sur du maïs mal digéré… La Corée du Nord, c’est une pénurie alimentaire grave qui pourrait coûter la vie à des centaines de milliers de personne dans les prochaines années selon le Programme Alimentaire International, confirmée par les délégations américaines et européennes qui s’y suivent pour évaluer l’état du pays. Mais la Corée du Nord, c’est surtout le deuxième pays le plus heureux du monde ! La chaîne de télévision Chosun Central a en effet décidé de créer un indice du bonheur et d’établir un classement mondial que les médias internationaux ont découvert hier ;
les résultats sont plus que logiques avec la Chine, premier partenaire commercial et allié politique, en première position avec la note maximale de 100, suivi de la Corée du Nord avec 98 points, de Cuba, de l’Iran et du Vénézuela. Vous aurez compris le point commun du club des 5, qui se rapproche du classement inversé des grandes démocraties ! Bien entendu, la Corée du Sud et les Etats-Unis sont bien loin avec respectivement une 152e position avec 18 points et une 203e position avec 2 points. Un classement bien loin également du Gallup qui place dans son top 5 le Danemark, la Finlande, la Norvège, les Pays-Bas et le Costa Rica… Il serait intéressant de connaître les éléments composant cet index du bonheur. Après tout, si le bonheur réside dans le fait d’avoir sa vie contrôlée par l’Etat, pourquoi pas…
Par Arosmik
Photo par Charlie Crane issue d'une série exceptionnelle sur l'Empire Ermite(Crédit Photo : Charlie Crane/Koryo Tours)
mais jusqu’à quand ? Jusqu’à quand les Nord-coréens souffriront en silence dans les geôles débordantes entourant Pyongyang ? Jusqu’à quand les populations rurales tiendront à ingurgiter du maïs parce que le riz est trop cher ? Jusqu’à quand la Chine et la Russie soutiendront ce pays ? Un peu comme l’Israël et la Palestine ou encore la Chine et Taïwan, la relation entre la Corée du Nord et le reste du monde est une histoire sans fin, une sorte de Statu Quo qui voit des générations d’experts se passer la main à analyser le pays et prévoir une chute qui n’arrive finalement jamais, la troisième génération de la « Kim’s Family » arrivant doucement au pouvoir...
Kim Jong-Il a encore faimEntre l’accident vasculaire cérébral du « Cher Dirigeant » mi-2009 et les soulèvements populaires en Afrique du Nord et au Moyen-Orient, les spécialistes de la Corée du Nord avaient du grain à moudre et nombreux étaient ceux qui espéraient voir Pyongyang ébranlée par ces événements. Que nenni. Deux ans après, Kim Jong-Il a repris des forces comme jamais, se surprenant lui-même à nommer en urgence son dernier fils Kim Jong-Un comme successeur en septembre 2010. De fait, alors que son fils a quelques nouvelles idées mais est moins à même de contrôler l’entourage influant siégeant aux côtés du père, la succession se fait au ralenti. Le dernier voyage de Kim Jong-Il en Chine en est la plus belle preuve ;
à bord de son train blindé qui l’a emmené dans la province de Liaoning avant d’atteindre la capitale Pékin, le chef du royaume ermite avait à ses côtés non pas son jeune fils Kim Jong-Eun, mais bien celle que les spécialistes considèrent comme sa quatrième femme, Kim Ok. Tout un symbole. Pendant que les yeux des médias et des experts étaient rivés sur l’Empire du Milieu et les moindres faits et gestes de papa, le fiston jouait au fin stratège à Pyongyang en préparant une coupure de ligne téléphonique avec l’armée au Sud ou en s’assurant que les satellites internationaux prennent bien en photo les hydroglisseurs tous neufs exposés dans des hangars sur les côtes Est et Ouest de la péninsule nord-coréenne. Et quand papa revient, voici un petit tir de missile courte portée histoire de bien mettre la pression sur la Corée du Sud, comme à chaque printemps…
La Corée du Nord ou le Pays des Merveilles La Corée du Nord, c’est 200 000 personnes enfermées dans les Goulags où, selon Amnesty International, les prisonniers politiques sont enfermés par 30 ou 40 dans des petites pièces et la nourriture est distribuée par 200 grammes aux plus méritants, les autres devant chasser les rats ou les excréments afin de tomber par chance sur du maïs mal digéré… La Corée du Nord, c’est une pénurie alimentaire grave qui pourrait coûter la vie à des centaines de milliers de personne dans les prochaines années selon le Programme Alimentaire International, confirmée par les délégations américaines et européennes qui s’y suivent pour évaluer l’état du pays. Mais la Corée du Nord, c’est surtout le deuxième pays le plus heureux du monde ! La chaîne de télévision Chosun Central a en effet décidé de créer un indice du bonheur et d’établir un classement mondial que les médias internationaux ont découvert hier ;
les résultats sont plus que logiques avec la Chine, premier partenaire commercial et allié politique, en première position avec la note maximale de 100, suivi de la Corée du Nord avec 98 points, de Cuba, de l’Iran et du Vénézuela. Vous aurez compris le point commun du club des 5, qui se rapproche du classement inversé des grandes démocraties ! Bien entendu, la Corée du Sud et les Etats-Unis sont bien loin avec respectivement une 152e position avec 18 points et une 203e position avec 2 points. Un classement bien loin également du Gallup qui place dans son top 5 le Danemark, la Finlande, la Norvège, les Pays-Bas et le Costa Rica… Il serait intéressant de connaître les éléments composant cet index du bonheur. Après tout, si le bonheur réside dans le fait d’avoir sa vie contrôlée par l’Etat, pourquoi pas…Par Arosmik

Mode – L’actrice Lee Si-Yeong (29), qui est actuellement peut-être plus connue pour son rôle dans la publicité de prêt bancaire Bankis que pour ses rôles dans les productions cinématographiques coréennes, a été choisie pour la nouvelle campagne publicitaire de la chaîne de sous-vêtement Bodyguard MW sous le nom de « Lee Si-Yeong MW Time ». Une campagne qui aurait pu être assurée par l’actrice américaine Miranda Kerr (28) en visite à Séoul hier et qui a joué avec son décolleté devant les photographes…
Société – Les fonctionnaires sud-coréens commenceraient à jouir de leur droit en termes de congé parental, le fait de prendre ses congés étant encore mal vu dans les entreprises privées en Corée du Sud où la culture du travail est très forte. Selon le ministère de l’administration publique et de la sécurité, 9 806 fonctionnaires ont pris des congés parentaux en 2010, soit une augmentation de 29.3% par rapport à 2009. Nous sommes déjà bien loin d’il y a seulement quatre ans, quand seulement 3 712 fonctionnaires prenaient ce type de congé en 2007. 42% des fonctionnaires ayant pris leur congé parental venait du gouvernement central et le reste de l’administration municipale. Selon la loi coréenne, tout employé du secteur public et privé, homme ou femme, a droit à un congé d’une année lorsque leur enfant a moins de six ans et ont droit à une aide de 500 000 wons par mois en fonction du statut. L’homme a également le droit de prendre trois jours de congé non-payé avant ou après l’accouchement et la femme trois mois de congé payé par l’entreprise et l’assureur.
Tourisme – L’opérateur des chemins de fer, Korail, fait preuve d’originalité en lançant sur ses rails le Tong Tong Tong Music Cafe Train, un train qui fait le tour une fois par mois des principaux lieux touristiques du Sud de la péninsule. Pour seulement 129 000 wons, les voyageurs prennent ce train aux allures de métro réaménagé, ainsi que le bus, le ferry, profitent de deux repas et ont leur ticket d’entrée pour l’île Oe. Au départ de Séoul, le train part à 22h20 de la station de Séoul, passe par Anyang, Suwon, Pyeongtaek , Cheonan et Daejeon avant de se diriger vers Changwon. La voiture 6 est celle qui vous proposera toute sorte de spectacle. Pour en savoir plus, http://info.korail.com ou 02 1544 7755.
Industrie – La commission sud-coréenne du commerce équitable a décidé de condamner SK Energy, GS Caltex, Hyundai Oilbank et S-Oil, les quatre opérateurs de stations services, a payé une amende commune de 434,8 milliards de wons (400 millions de dollars) dans le cadre d’une entente quadripartite sur les prix appliqués à la pompe. Les amendes ne seront pas partagées également, la commission ayant dans le cadre de son enquête découvert les initiateurs et suiveurs : GS Caltex devra payer 177,2 milliards de wons, SK Energy 138 milliards, Hyundai Oilbank 74,4 milliards et S-Oil 45,2 milliards. Entre 2000 et aujourd’hui, les parts de marché des 4 opérateurs n’ont pratiquement pas bougé avec SK Energy qui domine le marché (35.3%), suivi de GS à 26.3%, Hyundai à 18.7% et S-Oil à 14.7%.
Tourisme – Le ministère des transports, du territoire et des affaires maritimes a annoncé hier que le nombre de passagers internationaux et le volume de transport-cargo avait chuté sur le mois d’avril, respectivement de 2% à 3,07 millions de passagers et de 3.3% à 293 000 tonnes. La raison vient principalement des voyages vers le Japon qui ont chuté de 30.3% par rapport à avril 2010 (616 491 contre 885 100). L’Europe et l’Asie du Sud-Est continuent à attirer les sud-coréens avec des augmentations de 20.1% (215 000) et 11.5% (1 million).
Mode – La Miss Corée du Sud de l’an 2000 est probablement celle qui aura connu le plus de succès (ou de moins de visibilité dans les médias). En devenant actrice pour des séries télévisées, Kim Sa-Rang (33) a gagné en renommée en Corée et, comme toute actrice de son standing, doit (malheureusement) montrer aux journalistes à quel point elle reste fine et belle. C’est sans doute ce qui explique son choix vestimentaire lors de la cérémonie de lancement d’une boutique duty-free du groupe Lotte à l’aéroport de Gimpo, au Nord-Ouest de Séoul…
Finance – L’économie coréenne peut-elle poursuivre sa croissance avec un niveau d’endettement des foyers qui atteint des records ? La question est un vrai casse-tête du côté du gouvernement qui voit la dette des foyers battre un nouveau record sur le premier trimestre 2011. La banque de Corée indique effectivement que la dette aurait atteint un total de 801 400 milliards de wons (733 milliards de dollars). Si l’on rajoute les prêts non-garantis, le montant atteint le million de milliards de wons, soit l’équivalent du PIB de la Corée du Sud en 2010. De fait la stabilité financière de tout le pays est mise en péril, le pays étant parmi les premiers pays endettés du monde avec l’Angleterre et l’Australie, le ratio dette/revenu étant de 157%.
Société – Les femmes sud-coréennes seraient victimes de violence conjugale de plus en plus souvent, selon la Ligne d’urgence des femmes en Corée, un centre d’appel privé pour les femmes qui se font abusés, tant physiquement qu’émotionnellement. En 2009, ce sont plus de 800 appels provenant d’étudiantes qui ont été comptabilisés. Près de 80% d’entre elles appelaient car elles se sentaient agressées, des hommes épiant leurs emails, leurs blogs, leurs téléphones et leurs plannings privés. 40% d’entre elles indiquent que leur petit ami n’arrête pas de vérifier où elles sont et avec qui tandis que 61% avouent avoir été victime d’insultes verbales et 25% victime de relations sexuelles ou de baisers non-souhaités.
Corée du Nord – Jimmy Carter, ancien président des USA, est actuellement en visite à Pékin dans le cadre d’une mission d’« apaisement des relations inter-coréennes et d’amélioration de la pénurie alimentaire en Corée du Nord ». Lors d’une conférence de presse, il a annoncé avoir reçu une invitation directe des dirigeants nord-coréens, le mot « dirigeants » ne donnant pas d’indication précise sur les personnes qu’il rencontrera. Il a cependant ajouté qu’il souhaitait « fortement rencontrer Kim Jong-Il et son fils-successeur Kim Jong-Un ».
Natalité – La natalité ne cesse d’augmenter, une nouvelle qui ravi tout un pays qui détenait jusqu’à présent le triste record du plus bas taux de natalité parmi les pays de l’OCDE. En février, pour le douzième mois consécutif, le nombre de naissances a augmenté de 4.4% pour 38 200 nouveaux nés, soit 1 600 naissances de plus qu’en février 2010. Par contre, le bureau des statistiques coréen rapporte que les mariages ont baissé de 2.5% sur la même période (23 600 mariages), la première chute depuis un an, tout comme les divorces en baisse de 3.5% (8 300 divorces). Concernant les décès, ils étaient en augmentation sur février avec 20 800 décès recensés soit une augmentation de 7.2%. Enfin, concernant les mouvements de population, le mois de février a compté un nombre important de déménagement avec 825 000 changements de logement (-6.6%).
Automobile – Le gouvernement métropolitain de Séoul a annoncé qu’à fin mars, le nombre de véhicules motorisés à 4 roues (voitures, camions, bus, cars, etc.) atteignaient le nombre de 2,995 millions et que celui-ci devrait passer au-dessus de la barre symbolique des 3 millions d’ici la fin du mois de mai. Sur les 15 dernières années, le nombre de véhicules à Séoul a augmenté de 830 000 avec des voitures à usage privé qui ont connu la plus forte croissance : +7.7% pour 2,301 millions de voitures à fin mars.
La colère est née en Tunisie poussant le président Ben Ali à quitter le pouvoir. Elle s’est répandue en Afrique du Nord avec l’Egypte et le départ le 11 février de Hosni Mubarak. Le Yémen a connu des heurts violents et la Libye n’a pas tardé à suivre avec un Kadhafi ébranlé. Les peuples se lèvent contre ce qu’ils considèrent des dictatures et ça se déplace vers l'Asie. Les échos se font ressentir doucement dans certains pays comme au Bahreïn ou dans une moinde mesure en Chine. Les manifestations y sont plutôt bien maîtrisées pour le moment ne faisant craindre rien d’inquiétant. Mais qu’en est-il de la dictature la plus enclavée de la planète, la Corée du Nord ? Il semblerait que le pays bouillonne actuellement, mais pas pour les mêmes raisons. Selon les médias d’Asie du Nord-est, des manifestations se seraient tenues le 14 février, deux jours avant l’anniversaire du grand leader, dans les villes de Jongju, Yongchon et Sonchon dans la province au Nord de Pyongyang. La raison : nourriture et électricité.
Une source nord-coréenne rapporte qu’un ou deux habitants ont sorti des porte-voix pour y crier « Nous ne pouvons plus vivre ! Donnez-nous du feu ! Donnez-nous du riz ! », rassemblant rapidement autour d’eux une bonne partie des villageois. Dans l'incapacité d’identifier les personnes qui ont lancé le mouvement, les autorités auraient préféré répondre par un froid silence. Un phénomène rare en Corée où la dénonciation était la meilleure façon de s’en sortir à bon compte. Désormais, ils se couvrent les uns les autres. La colère peut après tout se comprendre. Le gouvernement a décidé de décharger les villes autour de Pyongyang en électricité afin d’éclairer de mille feux la capitale nord-coréenne pour les 70 ans du père Kim (69 ans pour certains). Les villes de Jongju et Yongchon sont les plus sensibles en Corée du Nord. En avril 2004, une bombe avait explosé juste après le passage du train de Kim Jong-Il. Les habitants n’y craignent pas les représailles.
La situation semble relativement délicate actuellement au Nord du 38e parallèle. Le récent appel fait par Pyongyang à l’Organisation des Nations Unies pour nourrir son peuple montre bien qu’en ce moment, tout ne roule pas comme sur des roulettes. A l’heure actuelle, des experts de l’organisation internationale sont sur place pour évaluer les dégâts dus à la famine et estimer l’aide nécessaire pour ce pays de 24 millions d’habitants. Selon les spécialistes, Pyongyang ne pourrait nourrir que 20% de la population, le reste se débrouillant en faisant du business avec la Chine et surtout en opérant un marché noir. Le pouvoir n’a pas le choix. S’il casse les canaux de distribution souterrains, les manifestations éclateront. Le « Black Market » doit faire partie de l’économie nord-coréenne, sans quoi le pays serait fragilisé.
Le manque d’aide de la part du Sud joue forcément un rôle. Les deux précédents gouvernements avaient autorisé l’envoi total de 500 000 tonnes de nourritures et 300 000 tonnes d’engrais. Lee Myung-Bak a décidé de limiter les aides, provoquant au passage quelques conflits sanglants (essai nucléaire, torpillage de bateau, bombardement terrestre, etc.). Selon Kim Sung-Min, un transfuge nord-coréen de la radio FNKR, préciser que « le gouvernement sud-coréen estime à 1,4 millions de soldats et 2,6 millions d’habitants de Pyongyang le nombre de personnes ayant accès aux rations de nourritures, le « Cher Leader » ne sachant que faire pour le reste ».
Mais revenons à nos moutons. La Corée du Nord peut-elle s'effondrer dans la même verve que les puissances du Moyen Orient et d’Afrique du Nord ? On sait à quel point la dictature communiste et l’Egypte sont liées. On sait également que ce qu’il se passe en Libye, où Kadhafi tenait d’une main ferme le pays comme le « Brelan Kim » (Il-Sung, Jong-Il et Jong-Un) a tenu jusqu'à présent la Corée du Nord, pourrait inquiéter les autorités de Pyongyang si le régime venait à être renversé. La seule différence, c’est que les mouvements qui ont renversé les dictatures depuis le début de l’année se sont lancés grâce à l’Internet et les réseaux sociaux. En Corée du Nord, ces mots n’existent pas. Ou du moins quasiment pas. Seuls les hauts-placés y ont accès. Mais l’accès à l’information par les autorités nord-coréennes a déjà été digéré… par les Chinois. Le site KCNA, premier site d’information sur la Corée du Nord, rapporte que les informations sur ce qu’il se passe actuellement dans le monde étaient filtrées par la Chine avant d’être déversées sur l’Internet nord-coréen. Le 15 février, Internet est comparé à un « virus du diable qui affecte les psychologies des internautes, désinformant l’opinion publique », dans un éditorial du Chinese People’s Daily. Une seconde information est accessible le 20 février décrivant que « la Chine mène des campagnes pour éviter le déploiement de toute information vulgaire ou érotique sur Internet et les téléphones mobiles […] afin de créer une culture harmonieuse et aider les plus jeunes à se trouver dans de bonnes conditions mentales ». Et le lendemain, un nouveau message était disponible sur la toile nord-coréenne relatant l’action prise par la Chine envers la volonté des USA de créer un fond de 30 milliards de dollars pour la liberté sur Internet : « La position du gouvernement chinois est telle que la liberté de l’Internet est garantie par la loi du pays et que les USA feraient bien d’éviter de mettre leur nez dans les affaires des Chinois en termes d’accès à Internet ». Bref, des messages censés rassurés les diplomates nord-coréens en montrant que la Chine maîtrise parfaitement son sujet et qu’elle serait un support de premier plan.
Le titre de l’article du journal chinois paru en ligne « Commentary : The Internet belongs to all, not just the US » montre à quel point les USA feraient bien de se calmer. Au regard de ce contrôle ultra-poussé de l’Internet, la Corée du Nord ne connaîtra vraisemblablement pas de mouvements tels que nous voyons en Afrique du Nord. A moins que la faim prenne le dessus et que 20 millions de nord-coréens trouvent un moyen de se soulever en même temps contre Kim Jong-Il et son fils…
Alors que l’actualité de la Corée du Nord porte sur la succession en cours à la tête de l’enclos communiste avec le fils Kim Jong-Un qui fait ses premières classes en tant que dirigeant, sur les relations militaro-diplomatiques avec le Sud de Lee Myung-Bak, et le parallèle avec l’explosion des « dictatures » d’Afrique du Nord (Tunisie, Egypte et bientôt Algérie ?) que certains aimeraient voir répéter dans la dictature du « Cher Leader », une information vient secouer un quotidien ayant une note de déjà-vu : Kim Jong-Il, qui deviendra septuagénaire dans quelques jours (le 16 février) et qui est vraisemblablement le dirigeant politique le plus respecté du monde (en même temps, la population n’a pas trop le choix), aurait un fils de sept ans. Celui à qui l’on accordait la paternité de six enfants, trois fils (Kim Jong-Nam, Kim Jong-Chol et Kim Jong-Un) et trois filles (Kim Yo-Jong, Kim Hye-Kyong et Kim Sol-Song), en aurait un septième selon Park Sun-Young du parti conservateur créé en 2007 Liberty Forward Party, également membre du comité de l’unification, du commerce et des affaires étrangères à l’Assemblée nationale. Ce politicien aurait appris la nouvelle après s’être rendu à Pékin et dans plusieurs villes chinoises au milieu du mois de janvier. Si l’information reste « difficile à vérifier » selon les services secrets sud-coréens, il ne serait pas étonnant que l’homme aux trois femmes et multiples conquêtes aient pu en avoir une quatrième ces derniers-temps.
Kim Ok, pianiste et mère du petit dernierCe jeune fils serait issu de l’union avec Kim Ok (46 ans, ci-contre), pianiste diplômée de l’Université de Pyongyang, rencontrée en 2004 après le décès de Ko Yong-Hui (mère entre autre du successeur Kim Jong-Un) et devenue régente en charge du « Cher Leader » lorsque celui-ci fut frappé d’une rupture d’anévrisme en août 2008. De nombreuses spéculations portent sur un mariage fin 2008 ou début 2009, après que Kim Jong-Il ait retrouvé la forme. Si son physique n’est pas des plus attrayants, Kim Jong-Il apprécierait sa personnalité audacieuse et son esprit vif, lui accordant même le grand privilège de pouvoir le tutoyer. Il semblerait depuis qu’elle joue un rôle de plus en plus important aux côté de Kim Jong-Il, un peu comme une Première Dame. Elle aurait par exemple participé au déjeuner organisé en août 2009 avec la présidente du conglomérat sud-coréen Hyundai Hyun Jeong-Eun à Pyongyang. Ce serait également elle sur des photos parues en mai 2010 lors d’une réunion en Chine entre Kim Jong-Il et le premier ministre chinois Wen Jiabao, et lors d’un dîner avec le président Hu Jintao. Elle apparaît également sur une photo en septembre dernier en présence de Kim Jong-Un et son père après une fête suivant la réunion du congrès ayant validé Jong-Un comme le successeur officiel.
Le premier amour de Kim Jong-Il
Mais avant Kim Ok, Kim Jong-Il n’a pas fait dans la demi-mesure au niveau de ses conquêtes amoureuses. Chang Jin-Song, précédemment rattaché au Parti des travailleurs en Corée du Nord, relate dans son livre La dernière femme de Kim Jong-Il (Kim Jong-Il’s Last Woman, mai 2009), un poème épique sur la vie amoureuse de Kim Jong-Il, la première conquête du « Cher Leader », Yun Hye-Yong. Malheureusement pour cette jeune fille leader du groupe de musique préféré de Kim Jong-Il, le Pochonbo Electronic Ensemble, son refus de céder aux avances du grand Kim lui aura coûté la vie. Si Kim Jong-Il lui montre son amour en utilisant les musiques du groupe PEE lors des performances de gymnastique de masse « Arirang », en lui donnant un siège à ses côtés lors d’un concert donné pour son anniversaire (une faveur jamais donné aux précédentes conquêtes du dictateur)
ou en envoyant des membres de son gouvernement en Europe pour acheter des costumes de scène pour les représentations de sa bien-aimée, Yun Hye-Yong ne se laisse pas faire et tombe amoureuse du pianiste du groupe. Des agents secrets découvrant l’affaire, Yun décide de se jeter avec son amoureux du toit de la Mokran House. L’homme meurt sur le coup, mais Yun survit et Kim Jong-Il met tout en œuvre pour la maintenir en vie. En 2003, alors que Yun est toujours dans le coma, Kim Jong-Il décide de l’exécuter. 
