Corée du Sud : +3.6% de croissance du PIB (2011)

26.1.12

Économie – Le croissance économique du quatrième trimestre 2011 a été le plus bas enregistré depuis le +0.2% de la période octobre-décembre 2009. Deux ans plus tôt, c’était la crise financière internationale qui se faisait ressentir avec retardement sur l’économie coréenne, avant de laisser place à une année exceptionnelle. 2011 est une sorte de bis repetita de 2009. La crise qui vient de frapper l’Eurozone et les Etats-Unis commence à se réverbérer sur la Corée du Sud. Par rapport à juillet-septembre, la croissance n’a pris que +0.4% et comparé à la même période en 2010, le PIB du quatrième trimestre croît de +3.4% (Banque de Corée). Un chiffre en-deçà du troisième trimestre 2011 à +0.8%.

Du coup, sur l’année 2011, la croissance économique sud-coréenne atteint les +3.6%, légèrement en-dessous des prévisions de la banque centrale (+3.8%) et en important retrait par rapport à 2010 (+6.2%). L’explication lancée par la banque centrale se base sur des dépenses publiques-privées pires que celles attendues et des exportations plus faibles que prévues. Et malgré un niveau d’inflation qui inquiète sans cesse les hautes sphères de la politique locale, l’organisation financière a maintenu son taux d’intérêt à 3,25% pour le septième mois consécutif. Les risques extérieurs sont toujours très importants pour un pays qui compte avant tout sur ses exportations pour maintenir sa stabilité économique (50% du PIB, mais une baisse de 1.5% en glissement trimestriel contre +2.2% au troisième trimestre), ce qui a poussé la banque à revoir en décembre ses prévisions économique pour 2012 à +3.7% contre +4.6% estimé précédemment.

Parallèlement, le FMI a fait de même avec une révision à la baisse de +4% à +3.3% citant pour facteur à risque la zone euro (les USA sont à +1.8% et l’UE devrait entrer progressivement en récession en 2012). Côté coréen, la politique économique va s’orienter sur un dynamisme des dépenses domestiques afin d’éviter une importante dépendance aux exportations et à l’économie internationale. Le ministère des finances attribuera 60% de son enveloppe budgétaire sur les six premiers mois de l’année afin de stimuler les dépenses publiques et donc la demande locale.

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