Scandale – Shin Jeong-Ah (39), conférencière à l’université de Dongguk au cœur de Séoul, qui a fait 18 mois de prison suite à une falsification de diplôme qui lui aura permis d’atteindre son rang d’universitaire et de rentrer à la Seoul National University, plus prestigieuse école du pays, vient de sortir un livre sous le nom de « 4001 », numéro d’enregistrement qu’elle portait en prison, où elle dénonce l’ancien premier ministre et ancien doyen de la Seoul National University Chung Un-Chan comme une personne qui aurait abusé de son statut pour la rencontrer dans des raisons autres que des questions d’enseignement, des déclarations choquantes tant Chung est considéré comme l’une des figures économiques et politiques du pays. Science – Et si la science permettait enfin de recoller les morceaux entre la Corée du Sud et la Corée du Nord ? Les deux pays sont tombés d’accord hier pour la tenue de discussions entre experts sur la possibilité d’une entrée en éruption du Mont Baekdu, situé au Nord du 38e parallèle, une réunion qui devrait se tenir le 29 mars dans la ville de Munsan, côté Sud de la frontière, suite à une proposition de Pyongyang, discussion qui se déroule suite aux récents événements dans l’archipel nippon qui laisse craindre à une autre catastrophe cette fois-ci volcanique. Innovation – Le géant de l’électronique coréen Samsung a dévoilé hier au salon de l’Association de l’industrie des télécommunications cellulaires à Orlando en Floride la nouvelle Galaxy Tab possédant un écran de 8.9 pouces, une longueur de 22.6cm, un poids de 470 grammes et une épaisseur de 8.6mm qui en fait la tablette la plus fine du marché, l’iPad 2 d’Apple étant 3cm plus long, 0.2mm plus épais et surtout 131 grammes plus lourd, la Galaxy Tab de 10.1 pouces présentée en février ayant également perdu en épaisseur, passant de 9.9mm à 8.6mm. Coopération – Ssangbangwool & Try Group, l’un des leaders sud-coréens de la confection de sous-vêtements, a signé un partenariat stratégique avec Shin Corp, un conglomérat thaïlandais formé par l’ancien premier ministre Thaksin Shinawatra afin de dominer le marché sud-est asiatique en commençant par la Thaïlande où 50 magasins devraient voir le jour d’ici la fin de l’année, le groupe coréen étant très puissant à l’étranger avec par exemple 15% de ses ventes au Moyen-Orient dans le sous-vêtement masculin.
La Corée du Sud n’en finit plus de chercher à se trouver un nouveau premier ministre suite au départ de Chung Un-Chan cet été, poussé vers la sortie après la défaite cinglante aux élections locales de début juin. Car oui, depuis deux mois, le Pays du Matin Calme ne porte pas si bien son nom. Le gouvernement de Lee Myung-Bak aimerait bien retrouver ce fameux « calme », mais les errements politiques de ses prétendants au poste de premier ministre font qu’il ne trouve pas chaussure à son pied. Après le jeune Kim Tae-Ho (plus jeune premier ministre de l’histoire de Corée) qui le 9 août était nommé pour prendre le poste mais qui finalement n’obtenait pas les faveurs du parlement suite à des affaires personnelles le concernant, c’est au tour du très récemment nommé (16 septembre) Kim Kwang-Sik de connaître les premières critiques à son égard. Afin d’obtenir le poste de premier ministre, cet ancien président du Conseil d’audit et d’inspection passe actuellement son « examen d’admission » auprès de l’Assemblée nationale. Et l’on ne peut pas dire que les députés l’épargnent. Ayant échappé au service militaire pour cause de problèmes de vue (comme c’est souvent le cas dans les riches familles qui souhaitent faire éviter les longs mois dans les camps sud-coréens à leurs enfants), des accusations voient le jour dénonçant une falsification de document de la part de Kim Kwang-Sik pour éviter le service. Le nouveau futur (ex ?) premier ministre se défend en justifiant ses problèmes de vue qu’il rencontre encore actuellement. Seul souci : les résultats donnés lors de l’admission aux services militaires en 1972 lui permettant d’être exemptés étaient différents deux ans plus tard lors qu’il passa l’examen d’admission pour devenir juge. Pour prouver ses dires, Kim Kwang-Sik a apporté devant l’Assemblée les documents nécessaires, justifiant une anisométropie (différence de focus entre les deux yeux). Du côté de l’opposition, on s’étonne du nombre étrangement élevé de personnalités politiques ayant été exemptées du service militaire, à commencer par le président de la république lui-même. Vendredi sera le moment de vérité pour la Corée du Sud qui pourra enfin tenir son premier ministre. Pour cela, il faudra que la moitié de l’Assemblée nationale soit convaincue…
Politique – Après la débâcle de début juin aux élections locales et la volonté de Chung Un-Chan de quitter son poste de Premier Ministre mi-juillet, Lee Myung-Bak était attendu au tournant pour un remaniement ministériel estival. Et il aura choisi le premier weekend du mois d’août, une période où tout le monde part en vacances. Stratégiquement bien joué pour placer sans grande opposition un certain nombre de personnes au gouvernement. Sur les 15 cabinets ministériels, 7 changent donc de responsables. A l’éducation, Lee Ju-Ho (49) passe de vice-ministre à ministre, à la culture, Shin Jae-Min (52) se trace le même chemin, à l’agriculture, Yoo Jeong-Bok (53) n’est plus législateur mais minitre, tout comme au ministère de la santé où ce poste est pris par Chin Soo-Hee (55) ainsi qu’au ministère des affaires spéciales avec Lee Jae-Ho (65), et le ministère de l’économie et du savoir n’échappe pas au remaniement avec un nouveau ministre clé en la personne de Lee Jae-Hoon (55). Et le plus grand changement porte donc sur le bureau du premier ministre où Chung Un-Chan quitte donc le gouvernement, remplacé par le « jeune » Kim Tae-Ho (48), ancien gouverneur de la province sud de Gyeongsang. Bref, que pouvons-nous retirer d’un tel remaniement ? C’est assez simple. Il suffit de regarder les âges des nouvelles personnes mises en place pour constater que Lee Myung-Bak souhaite se rapprocher des jeunes générations. Kim Tae-Ho, qui s’est forgé sa carrière politique tout seul, est le plus jeune du gouvernement. Étrange pour une société où la hiérarchie et l’âge sont extrêmement importants. L’opinion publique a donc été entendue. Plus de la moitié du gouvernement est renouvelé. La moyenne d’âge passe de 60.4 ans à 54 ans. Et il semblerait que le gouvernement fasse de cette manière preuve d’une plus grande intégrité. Si l’assemblée nationale valide la nomination de tous ses nouveaux ministres, sa « valeur » est estimée à 1.47 milliards de wons (1.2 million de dollars) contre 2.66 milliards de wons précédemment. Entré dans sa deuxième moitié de mandat présidentiel, Lee Myung-Bak va avoir forte à faire avec cette nouvelle jeune équipe. Il espère gagner avant tout un nouvel électorat jeune qui jusqu’à présent s’est montré fortement opposé à sa politique. Le président souhaite ainsi voir coopérer Kim Tae-Ho avec Yin Tae-Hee (53), le chef du cabinet présidentiel, afin d’adapter une communication commune efficace. Ce jeune ex-gouverneur aura fort à faire avec au menu des prochains mois : le chômage des jeunes, le projet des 4 rivières, le projet Sejong City, la bulle immobilière, la Corée du Nord, le sommet du G20 et la suite de la crise financière internationale. Arosmik, le 9 août 2010 en Corée du Sud
Politique – Imaginez : le gouvernement français décide de délocaliser neuf ministères dans une autre ville ainsi que 31 agences gouvernementales. Que diriez-vous ? Que penseriez-vous de la nécessité de payer les trajets des ministres d’une ville à l’autre à chaque fois que cela est nécessaire (réunion gouvernementale, assemblée nationale, etc.) ? Cela ferait hurler les écologistes pour sûr. Et l’opinion publique se poserait plus d’une question sur la vraie utilité de déplacer tant d’organisations publiques et gouvernementales. En Corée du Sud, il semblerait que le peuple n’ait pas bien cerné cela. Ce qui a d’ailleurs récemment coûté la tête du premier ministre Chung Un-Chan qui souhaitait en aucun cas déplacer les ministères. Cette idée, elle date de 2005 et sort de l’esprit de feu Roh Moo-Hyun, président de 2003 à 2008 (suicidé le 23 mai 2009). Faire de Séoul une capitale d’affaires et de Sejong une capitale administrative. Dans la région de Sejong, tout le peuple sautait de joie. Une telle opportunité leur était offerte de relancer leur économie régionale. Du coup, Lee Myung-Bak, à l’époque maire de Séoul, décida d’utiliser ce projet dans sa campagne électorale aux élections présidentielles en 2007. Élu en décembre 2007 pour une prise de pouvoir en février 2008, Lee Myung-Bak semble au fil des mois plutôt rétissant à faire de Sejong une capitale administrative. Après plusieurs crises au sein de la péninsule et quelques remaniements ministériels, il décide de lancer Chung Un-Chan, professeur d’économie de la Seoul National University, au poste de Premier Ministre avec pour principal mission la redéfinition du projet « Sejong City ». Chung décide donc d’en faire une zone d’attraction d’investissements étrangers spécialisée sur les sciences et l’éducation. Plusieurs universités accrochent, puis des industries, et les premières constructions commencent. Mais les habitants ne veulent pas cela. Et ils sont supportés par une bonne partie de la Corée, dans une mouvance « anti 2MB » (anti Lee Myung-Bak). Largement battu aux élections locales de début juin, c’est le Premier Ministre qui décide de céder et de quitter le gouvernement. Le remaniement ministériel est prévu dans les semaines qui viennent. Alors que deviendra Sejong ? Il semblerait que le premier plan soit de nouveau d’actualité. Et c’est le ministère de l’administration publique qui s’est décidé à parler : 35 agences gouvernementales dont neuf ministères seront déplacées d’ici 2014 dans la ville de Sejong (100km au Sud de Séoul). Le calendrier sera dévoilé le mois prochain. 10 440 employés du gouvernement seront ainsi déplacés dans la foulée. Afin d’activer rapidement le transfert du gouvernement, les autorités ont décidé d’accélérer les constructions. Parmi les principaux organes gouvernementaux qui disparaîtront de Séoul, il y a le Bureau du Premier Ministre, le ministère de la stratégie et des finances, le ministère des affaires maritimes, des transports et du territoire, le ministère de l’économie et du savoir, le ministère de l’environnement, le ministère de l’éducation, de la science et de la technologie, le ministère de la santé et du bien-être, le ministère de l’emploi et du travail, le ministère de la culture, des sports et du tourisme, et le ministère de l’agriculture, de l’alimentaire, de la pêche et de la forêt. D’autres grandes institutions comme la poste coréenne, le bureau des impôts ou la commission du commerce équitable font partie du « Package ». La délocalisation de la capitale administrative sud-coréenne fera date, à n’en pas douter. Reste à savoir si ce choix est véritablement le bon et si certains ne regretteront pas Chung Un-Chan, un jour ou l’autre. Arosmik, le 13 juillet 2010 en Corée du Sud
Politique – Le Premier Ministre sud-coréen va-t-il laisser sa place ? C’est la question qui brûle toutes les lèvres aujourd’hui en Corée du Sud. Les raisons de son départ ? Son échec pour faire de la ville de Sejong un hub de business, de sciences, d’universités et de hautes technologies plutôt qu’une deuxième capitale administrative réclamée depuis 2005. En même temps, le président Lee Myung-Bak, lors de sa campagne aux élections présidentielles fin 2007, annonçait bien qu’il poursuivrait le projet de deuxième capitale administrative initié par feu Roh Moo-Hyun. Mais au fil des mois, le gouvernement s’est vite rendu compte que les coûts engendrés par un tel projet et la mise en place poseraient de sérieux souci d’organisation pour le gouvernement actuel. Bref, un fardeau légué par l’ancienne administration Roh. Si pendant deux ans, Lee Myung-Bak a essayé tant bien que mal de reformuler le projet et transformer Sejong en une zone franche économique orientée vers des secteurs bien particuliers, les élections locales de début juin qui ont confirmé la montée en puissance du parti d’opposition l’ont définitivement convaincu d’un probable échec sur Sejong. Et si quelqu’un doit payer, c’est bien le premier ministre Chung Un-Chan, installé à la tête du gouvernement avec pour principale mission de revoir le projet de Roh. Le vote de l’Assemblée nationale confirmant mardi la reprise du plan de Sejong en tant que capitale administrative (les deux tiers des gouvernements seront installés dans cette ville), Chung Un-Chan n’a eu d’autres choix que d’annoncer qu’il tirerait toutes les responsabilités suite à cet échec. Bref, une démission semble plus que d’actualité ! « Peu importe si la politique est bonne ou pas, c’est un problème concernant ma capacité de permettre au peuple de comprendre de manière appropriée la révision du plan » indiquait-il après le vote de l’Assemblée, ajoutant qu’il se sentait inquiet concernant la manière dont les futures générations évalueront cette décision historique. Chung Un-Chan n’avouera probablement jamais que le déplacement des deux tiers de l’administration dans une capitale administrative écartée de la capitale nationale (120km) est une bonne décision. Arosmik, le 1er juillet 2010 en Corée du Sud
Justice – Pour la première fois dans l’histoire de la Corée, reporters, avocats, juges et procureurs mettront les pieds dans le bureau du Premier Ministre. Non, Chung Un-Chan n’est pas au cœur d’une affaire judiciaire. Il faut revenir 5 ans en arrière et l’époque où Han Myeong-Sook (à droite ci-dessous) occupait le bureau sous l’administration de Roh Moo-Hyun (2006). La politicienne sexagénaire est au cœur d’un scandale de pot-de-vin. D’après les enquêteurs, elle aurait accepté un pot-de-vin de 50 000 dollars pour aider un homme d’affaires à entrer dans une entreprise d’Etat. L’ex-Premier Ministre dément fermement cette accusation depuis le début de l’affaire. Malgré l’opposition du gouvernement, la reconstitution aura bien lieu. Car c’est dans cette salle que le pot-de-vin aurait été donné. Selon les procureurs, deux enveloppes contenant l’argent en cash aurait été donné par Kwak Young-Wook, président de Korea Express, lors d’un dîner le 20 décembre 2006, en présence de Chung Sye-Kyun du parti démocratique d’opposition ainsi que du ministre de la construction et des transports de l’époque, Kang Dong-Seok. Si ces deux invités disent qu’ils n’ont vu aucun échange d’enveloppes, la cour souhaite en avoir le cœur net en reconstituant le dîner pour voir s’il était possible ou non de procéder à cet échange sans que les invités s’en aperçoivent. Lors de la reconstitution, on peut dire que Han Myeong-Sook semblait plutôt décontractée, blaguant avec les officiels à l’entrée du bâtiment et constatant à haute voix que le bureau n’avait pas tant changé que cela. Si les juges et avocats se sont permis d’interrompre quelques fois la reconstitution pour interroger la principale suspecte, les journalistes pensent que Han pourrait être disculpée suite à cette mise en scène. Elle qui a récemment annoncé sa volonté d’être candidate pour le poste de maire de Séoul le 2 juin prochain pourrait également être aidé par le témoignage d’un garde du corps. Selon lui qui était à côté de la Premier Ministre tout au long du repas « Han est sortie de la salle en première sans rien dans les mains et n’aurait pas eu le temps de mettre une enveloppe dans sa poche ». Han Myeong-Sook est l’un des poids lourds du parti d’opposition et l’un des principaux candidats pour la mairie de Séoul. L’affaire prend donc une envergure importante dans les médias coréens, à trois mois des élections locales. Arosmik, le 23 mars 2010 en Corée du Sud
Économie : Le PIB par habitant de 2007 Les chiffres de la Banque de Corée publiés hier montre le vrai côté de la crise : le PIB par habitant est repassé au niveau de 2005 avec seulement 17 100 dollars (17 531 dollars en 2005). La crise économique et la faiblesse du won sont bien entendu les premières explications à ce déclin. Comparé à l’an dernier, la Corée devrait donc connaître une baisse de 11% pour tomber bien loin des 19 231 dollars de 2008 et des 21 695 dollars de l’année précédente. Les estimations de la Banque centrale et du Bureau des statistiques sont réalisées en prenant en compte une croissance du PIB de 0% cette année (bien qu’elle devrait être positive), un taux d’inflation de l’ordre de 2.8% et une monnaie à 1 270 won pour 1 dollar. Si les perspectives 2009 ne sont pas excellentes, l’année 2010 devrait repasser au-dessus de la barre symbolique des 20 000 dollars, l’économie étant déjà en train de rebondir et la monnaie se renforçant progressivement. Le SERI (Samsung Economic Research Institute) planifie par exemple un PIB par habitant de l’ordre de 20 223 dollars, en prenant en compte une croissance de 3.9% et un taux de change de 1 130 wons pour 1 dollar. Qu’elles viennent du gouvernement ou des centres de recherches économiques, les estimations ont été établies avec précaution car, d’après les dernières estimations, la croissance du PIB en 2009 devrait être positive et celle de 2010 devrait être entre 4 et 5% comme l’a rappelé le président Lee lors du sommet de l’APEC ce weekend.
Télécom : Avez-vous un smart-phone ? En Corée du Sud, pour être tendance, le minimum est d’avoir un smart-phone dans sa poche. Malgré les nouveaux appareils mobiles et l’implication des marques de luxe pour créer des appareils hors du commun, les consommateurs se tournent de plus en plus vers les smart-phones, et en particulier le dernier de la série de Samsung Electronics, « Omnia II », qui est la réelle star du marché. La nouvelle version lancée le 16 octobre dernier, « T-Omnia II », dépasserait déjà tous ses concurrents avec une moyenne de 650 contrats signés chaque jour en un mois, rapporte l’opérateur SK Telecom, leader du marché. Le « New Chocolate » de LG Electronics n’arrive pas à tenir la cadence avec, depuis sa sortie le 30 septembre dernier, seulement 400 appareils vendus quotidiennement en moyenne. Du côté des marques de luxe, si les appareils Armani et Prada n’ont pas fait fureur, le français S.T. Dupont associé aux appareils Pantech peut se féliciter de ses résultats avec 550 appareils achetés quotidiennement malgré un service 2G disponible avec l’opérateur SKT. Son prix est aussi un avantage certain, avec 600,000 wons pour la version de base (519 dollars) et 900,000 wons pour la version dorée (778 dollars), alors que le dernier d’Armani coûte pas moins de 1,300,000 wons (1124 dollars). L’arrivée de l’iPhone dans les semaines qui viennent va créer un nouveau dynamisme à ce marché auquel les marques locales se préparent déjà.
Économie : Les moteurs du T4 Le quatrième trimestre surprend déjà les premières prévisions. Sur la place financière coréenne, les 244 entreprises listées sur le KOSPI devraient voir leur profit net atteindre 15.1 milliards de dollars sur les trois derniers mois de l’année, une prévision revue à la hausse par rapport aux premières prévisions du mois dernier qui estimaient des profits nets de l’ordre de 14.8 milliards de dollars, soit une augmentation de 1.7% des projections. Dans le détail, il est possible de constater que sur les 244 entreprises, 99 d’entre elles ont des estimations revues à la baisse, 89 sont à la hausse et 56 identiques au mois dernier. En zoomant encore un peu plus, seules quelques entreprises voient leur profit net être estimé bien au-delà des premiers chiffres sortis par les spécialistes. Le plus flagrant concerne Samsung Electronics et Hynix Semi-conducteurs qui voient leur profit net augmenter respectivement de 335.7 milliards de wons et 169.3 milliards de wons. Idem pour le secteur de l’automobile avec une augmentation combinée de 310.5 milliards de wons pour Hyundai Motor, Kia Motors et Hyundai Mobis. POSCO, la plus grande aciérie du monde, connaît une amélioration de ses projections de 291.5 milliards de wons pour atteindre 1.4 trillions de wons. Dans l’autre sens, le secteur des écrans voit ses projections se contracter de 10% en moyenne, dont 17% pour LG Display.
Politique : 23 experts sur Sejong Alors que le premier ministre Chung Un-Chan répétait encore hier sa volonté de faire de Sejong City une ville d’économie et de recherche, un panel de 23 experts a été sélectionné pour revoir le plan de cette nouvelle ville qui, si elle ne deviendra sûrement pas la nouvelle capitale administrative du pays, devrait se voir attribuer un rôle important dans la péninsule Sud-coréenne. Si l’opposition est contre la création d’un groupe de réflexion, demandant au gouvernement de maintenir les promesses faites lors de la campagne présidentielle du président Lee Myung-Bak, Chung Un-Chan compte bien avoir un retour d’ici décembre pour annoncer le plan final revu en début d’année. Chung rencontre à partir d’aujourd’hui des acteurs clés de l’économie coréenne avec le président de la fédération des industries. Le panel d’experts qui comprend 16 personnalités non-gouvernementales est présidé par le premier ministre et Song Suk-Koo, président de l’université de médecine de Gachon. Le côté « ville-universitaire » devrait se concrétiser rapidement, alors que la Korea University et le KAIST (Korea Advanced Institute of Science and Technology) sont tombés d’accord pour construire une usine biomédicale. Les grandes universités de Séoul comptent également déplacer certains de leur département à Sejong. Le groupe Lotte devrait également délocaliser quelques-unes de ses branches avec Lotte Shopping, Lotte Mart et Lotteria.
En bref : Quoi de neuf en Corée du Sud ? Internet : Le gouvernement Sud-coréen a annoncé le lancement du site Internet www.ifriendly.kr pour aider les étrangers à s’inscrire sur les sites coréens, alors que la Korea Communications Commission a mis en place un service permettant l’inscription en entrant simplement son numéro de passeport depuis mai dernier. Sports : La Corée du Sud est à l’honneur dans les tabloïds sportifs avec la médaille d’or de la « reine de la glace », Kim Yu-Na lors du Skate America, et la victoire de Michelle Wie (ci-dessus) qui remporte son premier tournoi de golf LPGA de sa carrière au Mexique. Produits : Si certains attendent l’arrivée de l’iPhone impatiemment (sortie fin du mois ou début décembre), d’autres sont encore plus impatients d’avoir entre les mains l’édition limitée 8G de l’iPod Touch Lee Byung-Hun (acteur coréen ci-contre) dont le package comprendra son autographe, un revêtement en cuir et des photos. Santé : La grippe A n’arrête pas de se développer dans la péninsule avec un premier cas dans le complexe industriel conjoint entre les deux Corées à Kaesong. Les revendeurs de rue de la capitale Sud-coréenne commence à sentir les effets néfastes de ce virus avec des ventes en chute libre.
Économie : Budget 2010 dévoilé Planifié et rendu public hier, le budget 2010 du gouvernement de Corée du Sud va augmenter de 2.5% à 244.1 milliards de dollars comparé aux 238 millions milliards de cette année, sauf si l’on inclut l’extra-budget de fin d’année, provoquant alors une diminution de -3.3% pour l’an prochain. Les revenus, qui incluent les profits des fonds des entreprises publiques, devraient tourner autour de 240.7 milliards de dollars en 2010, une baisse de 1.1%. D’après les premières estimations, la dette nationale augmentera de 1.3 points de pourcentage à 340.5 milliards de dollars, soit 36.9% du PIB. Ce budget se focalisera sur trois points : la création d’emploi, la stabilisation du niveau de vie des travailleurs et la croissance économique. Il se base sur les perspectives économiques du gouvernement planifiant une croissance de l’économie de l’ordre de 4% en 2010 (1.5% de contraction est prévu cette année). La recherche et développement sera encore une fois mise en avant avec une augmentation de 10.5% à 11.3 milliards de dollars.
Politique : Chung Un-Chan confirmé La Corée du Sud tient officiellement son premier ministre en la personne de Chung Un-Chan, l’Assemblée nationale ayant voté et approuvé la nomination de ce dernier lors de la session plénière de lundi. Les participants ont confirmé Chung à son nouveau poste à hauteur de 164 votes sur les 177 comptabilisés (9 contre et 3 invalides). Le GNP (Grand national party), parti au pouvoir, détient 167 sièges à l’Assemblée sur les 290 membres. Chung a passé en début de semaine deux journées de discussion pendant lesquelles il a dû s’expliquer sur certains évènements passés le concernant et sur la stratégie politique qu’il compte adopter. Il n’en reste pas moins que le parti d’opposition est rapidement monté au créneau pour critiquer cette nomination, le républicain Kang Woon-Tae n’hésitant pas à dénoncer son « indifférence à l’égard de l’éthique », rappelant en particulier le fait qu’il n’ait pas déclaré certains impôts, le problème concernant la double nationalité de son fils et la manière dont il a évité le service militaire.
Commerce : Surplus record en 9 mois Record battu ! 31 milliards de dollars...voici le surplus commercial de la Corée du Sud entre janvier et septembre 2009. Les neuf premiers mois suivant la crise de 1998 n’avaient pas fait mieux avec 28.9 milliards de dollars enregistrés. Au niveau des exportations, la Corée a connu une chute de l’ordre de 21% comparé à la même période en 2008, et du côté des importations, le plongeon est plus important avec -33% enregistrés. Ce surplus commercial est principalement dû à une baisse des prix du pétrole et une faible demande domestique de biens. Sur le seul premier semestre, la Corée est devenue le 9e pays à enregistrer les plus importantes exportations avec 165.4 milliards de dollars. La Chine prend la tête du classement suivi de l’Allemagne, des USA, du Japon, de la France, de la Hollande, de l’Italie et de la Belgique. Le gouvernement prévoit une augmentation en flèche des exportations, qui représentent 60% de l’économie du pays, à partir du mois d’octobre encouragée par une monnaie faible et un retour de la demande. Le surplus devrait de son côté redescendre, le niveau des importations de matières premières comme le gaz remontant.
Culture : Lee Byung-Hun version franco-US Après son rôle remarqué dans la production grand public de Kim Jee-Woon Le bon, la brute et le cinglé en 2008, Lee Byung-Hun continue son parcours dans les supers-productions. Son rôle dans la production hollywoodienne GI Joe : The Rise of Cobra cet été a été remarqué et sortira au mois d’octobre une production franco-américaine, réalisée par le franco-vietnamien Tràn Anh Hùng, où il tient le rôle principal au côté de l’américain Josh Harnett et de la superstar japonaise Takuya Kimura. Ce film Je viens avec la pluie (I come with the rain) sera présenté en avant-première au 14e festival international du film de Pusan début octobre avant une sortie officielle en salle le 15 du même mois. L’acteur de 38 ans confie que, si dans un premier temps le scénario l’a un peu troublé, il a tout de même décidé de plonger dans ce film pour expérimenter un nouveau genre et voir comment ce réalisateur reconnu allait le faire jouer. Le film tourné à Hong Kong voit Lee Byung-Hun prendre le rôle d’un chef de mafia appelé Su Dong-Po, qui cherche à attraper l’ami (Kimura) de sa fille lui-même recherché par un détective privée de Los Angeles (Harnett). Bande annonce (sortie le 15 octobre)
En bref : Quoi de neuf en Corée du Sud ? Société : Le gouvernement de Séoul souhaite éviter les suicides sur les ponts surplombant la rivière Han et va pour cela investir 10.8 millions de dollars pour l’achat de 96 caméras de surveillance, 16 téléphones d’urgence et une surélévation des barrières. Corée du Nord : Dans le cadre des rencontres intercoréennes qui reprennent demain du côté Sud pendant trois jours, une Sud-coréenne de 82 ans va retrouver son mari de 81 ans après 56 ans de séparation, leur fille âgée de 61 ans ayant été séparée de son père à l’âge de 5 ans. Sécurité : Lee Myung-Bak roulera désormais en limousine Hyundai Equus blindée, le constructeur coréen ayant annoncé la livraison de trois véhicules de ce type aux services de sécurité présidentielle. Technologies : L’opérateur KT, en collaboration avec le constructeur Hyundai-Kia Automotive Group, va équiper les véhicules d’un système WiBro pour permettre aux consommateurs d’avoir un accès permanent à Internet lorsqu’ils sont en déplacement.
Politique : Sejong sème le trouble Chung Un-Chan (ci-contre), qui passe son deuxième test aujourd’hui pour recevoir officiellement les clés du « Matignon » coréen, est déjà au milieu d’une tempête politique, une tempête qui porte le nom de « Sejong City » ou la ville administrative (qui regroupera les deux tiers des ministères) qui ne verra peut-être jamais le jour. Le GNP, parti au pouvoir actuellement, s’était opposé à ce projet lorsque l’administration de Roh Moo-Hyun avait lancé l’idée en 2003, mais les leaders du GNP avaient retourné leur veste en 2005 avant les élections nationales sans jamais revenir sur ce sujet jusqu’à aujourd’hui. Lee Myung-Bak lui-même, opposant ferme à « Sejong City », était revenu sur sa position en amont de la campagne présidentielle de 2007, promettant la construction d’une ville « classe et high-tech » allant jusqu’à valider le budget de 22.5 trillions de wons en juin dernier. Problème : Parmi les membres du GNP qui ont gardé leur position, l’économiste et néo-premier ministre Chung fut le premier à clamer son opposition à ce projet et à réitérer son opinion dès sa nomination au sein du gouvernement. Aujourd’hui, s’il se présente comme un ferme opposant à « Sejong City » dénonçant une inefficacité administrative, mais promet cependant de proposer rapidement un nouveau plan efficace qui permettra de développer cette ville.
Société : Nouvel accord pour les étrangers Le gouvernement ouvre encore davantage la porte aux étrangers. Réuni hier dans le Complexe gouvernemental de Gwancheon, le Conseil économique pour les villes et les provinces présidé par le vice-ministre des finances Hur Kyung-Wook a décidé de prendre plusieurs mesures pour favoriser la venue et l’installation en Corée des étrangers : les étrangers qui acquerront des condominiums, des centres de villégiatures ou de l’immobilier en Corée du Sud pour une valeur minimum de 500 millions de wons (415 000 dollars) et qui auront vécu pendant plusieurs années dans le pays seront en mesure d’obtenir le statut de « résident permanent ». La précédente mesure du « Foreign Investment Promotion Act » portait sur un investissement minimum de 500 000 dollars et sur le recrutement d’au moins 5 employés coréens. Le gouvernement réfléchit désormais à la possibilité d’accorder ce même statut aux étrangers ayant vécu plus de 5 ans sur le territoire Sud-coréen. Parallèlement, le Conseil a décidé d’augmenter le ratio du nombre d’étudiants Coréens pouvant étudier dans les écoles situées dans les zones franches économiques (jusqu’à 30%).
Emploi : Dur d’être jeune Le marché de l’emploi des jeunes entre 20 et 39 ans est extrêmement mauvais, du jamais vu depuis avril 1990 avec seulement 9 526 000 employés au mois d’août 2009 (-2.8% comparé à août 2008), d’après les données du Ministère de la Stratégie et des Finances. Jusqu’en octobre 2008, alors que la crise bâtait son plein, les chiffres restaient convenables avec 9,85 millions d’employés, mais le marché s’est progressivement contracté avec 9,54 millions en février avant un nouveau rebond au cours du second trimestre (de 9.66 à 9.75 millions en mai) puis une chute sèche jusqu’en août. Le taux de chômage des jeunes est resté très élevé sur cette période avec 8.1% alors que le taux de chômage général était bas à 3.7%. Le gouvernement fait pourtant des efforts pour favoriser l’emploi des jeunes, en proposant par exemple un complément salarial à hauteur de 800 000 wons pour les stages de 6 mois dans les PME. Ces mesures devront continuer encore quelques mois, le gouvernement prévoyant d’ici la fin de l’année l’entrée de milliers de jeunes diplômés sur le marché. Les experts estiment que le marché devrait être, au plus bas, à 9.2 millions de jeunes employés.
Société : Un problème de vocabulaire Le Ministère de la Santé, du Bien-être et des Affaires familiales a annoncé hier vouloir remplacer deux mots du vocabulaire coréen : « nosukin » (sans-domicile fixe) et « burangin » (mendiants). Comme souvent dans le langage moderne coréen, c’est une expression tirée de l’anglais qui devrait émerger : le mot « homlis » serait ainsi créé, transformation coréenne du mot « homeless ». L’objectif est avant tout d’effacer la nuance négative entourant cette catégorie de personnes et de professionnaliser les services les concernant. Bien entendu, les associations de promotion du Hangeul (langue coréenne) sont montées au créneau sans se faire attendre indiquant que « homlis » signifiait en anglais « nosukin » et n’avait donc pas lieu de remplacer ce mot coréen. Le ministère a accepté de rencontrer les porte-paroles des associations civiques pour déterminer quel mot serait plus approprié. Le directeur du groupe « Solidaire pour le Hangeul » a lancé une enquête sur son site (www.urimal.org) et récolté déjà plus de 50 nouvelles expressions comme « giljamggun » (personnes dormant dans la rue), « musukja » (personnes sans endroit pour dormir) et « handein » (personnes vivant hors des maisons).
En bref : Quoi de neuf en Corée du Sud ? Industrie : Pantech a sorti hier son nouveau téléphone à écran tactile « DuPont » en partenariat avec la société française de briquets et de stylos. Sports : La Corée du Sud (ainsi que le Canada) fera bien partie des pays qui recevront un Grand Prix de Formule 1 la saison prochaine, la date du 17 octobre ayant été confirmée par Ecclestone. Corée du Nord : Kim Jong-Il apparaît être en forme ces derniers-jours, en témoigne l’information que Bill Clinton a donné à Barack Obama suite à sa rencontre lors de la libération des deux journalistes américaines. Culture : La chanteuse de jazz coréenne Nah Youn-Sun (ci-contre), récompensée lors du festival de St-Maur en 1999 et d’Antibes en 2005, recevra le titre de Chevalier des Arts et des Lettres le 5 octobre prochain.