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Pernod Ricard dans la tourmente en Corée du Sud

01 août

© Pernod Ricard 
Second opérateur de vins et spiritueux dans le monde avec une forte activité sur chaque continent, le groupe Français Pernod Ricard réalise plus de 80% de ses ventes hors de France. En Corée du Sud, c'est tout simplement le premier groupe de vins et spiritueux avec des marques de whiskies comme Ballantines, Chivas Regal, Royal Salute, Jameson ou encore Imperial, sa marque développée pour le marché local. Il détient également Absolut, Kalhua, Malibu, Perrier Jouet ou encore Mumm pour ne citer qu'eux. Mais il semblerait que les démarches de ventes du groupe français n'aient pas vraiment été légales ces derniers temps. Comme le rapporte les médias locaux, cinq membres de la Fair Trade Commission (commission pour le commerce équitable) se sont rendus dans les locaux de Pernod Ricard Korea en janvier dernier dans le cadre d'allégations portant sur des pots-de-vin donnés à des dizaines de grossistes sur toute la péninsule afin de leur demander de vendre les marques du groupe PRK plutôt que celles des rivaux. Une pratique interdite par le Fair Trade Act et par le National Tax Service, surtout sur des produits comme les alcools.


Mais ce n'est pas tout. Une investigation est actuellement menée par le ministère pour la sécurité alimentaire et pharmaceutique car le groupe Pernod Ricard, suspendu de toutes activités pendant trois jours au mois de mars dernier suite à la découverte d'un morceau de verre de 8 millimètres de diamètre dans une bouteille de whisky Imperial 12 ans d'âge, aurait tout de même mené des activités commerciales. À première vue, une déclaration d'importation de produits aurait été soumise par son agence de distribution durant cette période. La loi prévoit une interdiction totale d'activité sur le territoire coréen en cas de violation. Si sa licence est révoquée, le groupe français devra attendre six mois avant de redemander une nouvelle licence. Une éternité pour un groupe dont les activités en Corée sont importantes. Une révocation semble cependant délicate pour un groupe aussi important, et une simple amende devrait être infligée à première vue.



Et pour finir, le groupe vit actuellement un conflit entre son management et sa main d'oeuvre. D'une part, la société n'est pas arrivée à trouver un accord avec son syndicat concernant la renégociation des salaires, mais le ministère du travail est également en train d'enquêter sur un membre de l'exécutif qui aurait abusé verbalement et agressé sexuellement ses subordonnés. "En tant que société ayant des activités en Corée du Sud, nous communiquons régulièrement avec les autorités et agences gouvernementales afin de s'aligner sur les lois et réglementations coréennes" précise un membre de PRK.


Le Korea Times révèle cependant que, d'après des représentants de l'industrie, certains employés de Pernod Ricard Korea estiment que cette série de soucis internes survient à cause de la direction du président de la filiale coréenne Jean Touboul. Rien ne leur aurait été signifié concernant les investigations du ministère de la sécurité alimentaire et pharmaceutique avant que les médias ne dévoilent l'affaire par exemple. Beaucoup de critiques donc alors que le président de la filiale et d'autres membres du management sont partis pour de longues vacances estivales.

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