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Le 14 décembre 2009 en Corée du Sud

14 décembre

Politique : Les excuses historiques
C’est assez exceptionnel pour pouvoir être souligné. Ichiro Ozawa, le secrétaire général du parti démocrate japonais, parti au pouvoir, a, lors de sa rencontre avec le président Lee Myung-Bak durant le weekend, pris le temps de s’excuser officiellement pour les atrocités que les Japonais ont perpétré lors de la colonisation entre 1910 et 1945. Une
première dans les relations nippo-coréennes. Les premiers critiques diront qu’il faudrait également s’excuser pour les viols à répétition et l’esclavage sexuel des femmes coréennes pendant des années. Mais Ozawa a souhaité faire un signe fort pour rendre moderne les relations entre les deux pays. Il pousserait même le parlement à faire passer une loi l’an prochain pour reconnaître le droit de vote aux communautés ethniques coréennes vivant dans l’archipel. Plus de 600 000 personnes sont dans ce cas actuellement. « Si nous restons fixés sur l’histoire ancienne, aucune solution ne permettra pour le futur des deux nations » souligna-t-il lors de sa rencontre. Après un passage en Chine, cet homme dont l’influence sur l’administration japonaise est indéniable a insisté sur la nécessité de resserrer les liens entre les trois grandes puissances économiques d’Asie du Nord-est. Pour Lee Myung-Bak, ces excuses historiques pourraient être appuyées avec la possible venue de l’empereur japonais Akihito (ci-contre) en 2010.

Corée du Nord : Séoul la généreuse
La Corée du Sud prévoit un plan budgétaire de 10 milliards de wons (8.3 millions de dollars) pour aider la Corée du Nord à surmonter toute pandémie de grippe A durant l’hiver et pour traiter les premiers cas naissants depuis la semaine dernière.
Pyongyang a donc finalement accepté la livraison de Tamiflu, une première depuis l’arrivée de Lee Myung-Bak au pouvoir. Cette première aide gouvernementale à caractère humanitaire depuis 2007 devrait offrir assez de doses pour 500 000 personnes. Le prix d’import d’une boîte de 10 capsules de Tamiflu pour un traitement complet coûte 21 940 wons sans frais de douane. Si l’on ajoute les frais de transports, le coût devrait monter au-delà des 11 milliards de wons. Aucune information n’a cependant été dévoilé sur le produit exact qui sera envoyé. Il se pourrait donc que cela soit du Relenza, meilleur marché que le Tamiflu (16 000 wons). Le ministère de l’unification indique qu’un certain nombre de produits sanitaires seront également envoyés (masques, gants, etc.). Dû aux relations tendues depuis le début de l’année, Séoul n’a en fin de compte dépensé que 0.9% de son budget humanitaire à destination de la Corée du Nord. Seulement 7.2 milliards de wons ont ainsi été dépensés pour supporter la dictature du « Cher Leader ». Lee Myung-Bak montre donc qu’il est prêt à faire un effort important en relançant le soutien humanitaire de la part de la péninsule Sud. Parallèlement à une enquête menée conjointement entre les deux côtés de la péninsule sur les infrastructures industrielles en Chine et au Vietnam, la question se pose quant à l’envoi possible d’un envoyé spécial en Corée du Nord pour rétablir de « vraies » relations intercoréennes...

Économie : Place aux services
En Corée du Sud, les services médicaux ou d’éducation pour l
es étrangers sont encore considérés comme sous-développés, dixit le président lui-même. Il faut dire que le potentiel de croissance économique pour les prochaines années n’est pas au beau fixe, avec une demande locale de l’industrie manufacturière proche de la saturation et une place éloignée en matière de services parmi les pays avancés dans le monde. Pour la Corée, les services représentent que 67% de sa valeur ajoutée, contre 84% aux USA ou encore 75% en Allemagne. En développant le secteur des services, la Corée du Sud pourrait voir son économie croître de non pas 3.1% en moyenne chaque année, mais de 5.6% entre 2010 et 2020. Le PIB par habitant passerait probablement d’une moyenne prévue à 27 800 dollars à une moyenne annuelle sur 10 ans proche de 37 000 dollars. Le ministère de la stratégie et des finances planche dur pour apporter de nouvelles solutions au président Lee Myung-Bak. Objectif : création d’emploi et amélioration de la structure de l’économie. Des emplois de haut niveau et de nouveaux moteurs de croissance seront donc les mots clés en 2010 pour ce qui est de l’économie ! Les services coréens vont être développés, les impôts réduits et des efforts seront faits en recherche et développement... Espérons que ce ne seront pas des paroles en l’air. Lee Myung-Bak a en tout cas commencé depuis quelques mois à favoriser les services avec une révision des barrières tarifaires pour le secteur des services médicaux, de l’éducation, du juridique et de la protection des informations.

Commerce : L’histoire de la crevette
Connaissez-vous l’histoire de la crevette coincée entre les deux baleines ? Les prévisions de l’institut de recherche Hyundai ne v
ont pas plaire au gouvernement. En effet, il apparaitrait d’après les dernières études de cet institut local que la Corée du Sud soit de plus en plus prise en sandwich entre les deux géants que sont la Chine et le Japon. La montée de l’économie chinoise depuis une dizaine d’année a réduit considérablement l’excédent commercial de la péninsule sud-coréenne, enfonçant le déficit commercial avec le Japon. Le surplus commercial de la Corée avec la Chine est ainsi passé de 23.3 milliards de dollars en 2005 à 14.5 milliards de dollars en 2008, tandis que le déficit avec le Japon a quasiment triplé passant de 11.4 milliards de dollars à 32.7 milliards de dollars. Le boom de la Chine est d’après l’institut Hyundai la seule et unique raison de ce dérèglement progressif. L’empire du milieu marche sur les terres sud-coréennes en s’emparant au fil des années des marchés aussi stratégiques que l’acier, la pétrochimie ou encore la construction. Toujours d’après l’institut, la Corée se situerait encore loin derrière les pays avancés en termes d’industrie high-tech, et par conséquent derrière le Japon. Les solutions seraient donc d’établir de nouveaux marchés stratégiques en Chine mais également de se détacher d’une dépendance aux pièces et matériaux de hautes technologies en développant de nouveaux investissements en recherche et développement entre le gouvernement et les universités.

En bref : Quoi de neuf en Corée du Sud ?
Industrie : Le groupe Lotte a décidé de racheter AK Duty Free Shop, dirigé jusqu’à aujourd’hui par Aekyung Group, qui a généré pas moins de 274.62 millions de dollars avec son site en ligne et ses trois points de ventes en Corée, mais reste dans l’attente d’une autorisation de la commission sur la concurrence.
Classement : Lors du concours des Miss Monde, c’est la coréenne Miss 2009 (ci-contre) Kim Joo-Ri (21) qui parmi les 112 nations sélectionnées et les 16 demi-finalistes a remporté le titre de Miss Asie-Pacifique.
Football : Si la Corée du Nord a reçu un total de 17 000 tickets pour la Coupe du monde de football 2010 en Afrique du Sud, le dictateur Kim Jong-Il en a décidé autrement en ne proposant qu’à 200 personnes de son administration de faire le déplacement, refusant de voir partir des habitants de la péninsule nord-coréenne.
France : La chaîne de boulangerie française Paul a ouvert ses portes le 26 novembre dernier en Corée du Sud, après deux ans de bataille pour venir poser un premier pas au Pays du matin Calme, un nouveau concurrent aux Paris Baguette et autre Tous les Jours...

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