Une nouvelle tendance est en train de voir le jour dans les cours des écoles sud-coréennes. Alors que les jeunes coréens sont de plus en plus nombreux à détenir des smartphones (69.1% des élèves d'écoles primaires, de collège et de lycée, selon le ministère de l'éducation), un trafic de photos nues mis en place par des collégiens via des plateformes web a été repéré récemment sur la toile coréenne par la cyber-police de la ville de Daejeon, au Sud de Séoul. Un trafic qui s'étenderait désormais vers les plus jeunes, les écoliers d'écoles élémentaires étant invités à participer... Le concept est tout simplement la prise de photos nues ou de parties du corps non-vêtues de jeunes étudiantes (les visages ne sont pas exposés) puis la mise en vente de ces photos sur Internet.
Les "vendeurs" (les étudiantes elles-mêmes) offrent avec leur photo leur nom, leurs mensurations et un moyen de les contacter via une plateforme de discussion en ligne ou de blog (type KakaoTalk, Twitter). Les "clients" envoient sur un groupe de discussion le numéro d'une photo qui les intéresse et le "vendeur" envoie un numéro de compte en banque pour se faire virer le montant attribué à leur photo (généralement entre 1000 et 10 000 wons, soit entre 65 centimes et 6,50 euros, mais les montants peuvent parfois atteindre plusieurs centaines d'euros). Simple, rapide, discret. Ce qui est triste, c'est que les modèles se sentent de cette manière en sécurité car les échanges ne se font que via des plateformes de discussions en ligne.Aucun contact réel n'existe avec les "clients". Un trafic qui devient dangereux puisque les plus jeunes sont en train de rentrer dans la boucle. Au lieu de donner un compte bancaire qu'ils n'ont probablement pas de par leur jeune âge, les élèves d'écoles élémentaires sont prêts à échanger leur photo nue contre des coupons-cadeaux d'objets disponibles en ligne, comme des émoticônes ou des fonds d'écran pour smartphone.







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