Corrélation avérée entre la pollution et les maladies mentales

13 février


C'est une étude de grande envergure qui a été menée de 2003 à 2013, pendant dix années donc, par des équipes de recherche conjointe de la plus prestigieuse université coréenne, la Seoul National University, et de l'hôpital de Bundang de la Seoul National University. Pas moins de 80 634 cas de personnes atteintes de maladies mentales ont été étudiés pendant une décennie afin de cerner l'impact qu'auraient les particules fines sur la santé mentale.

Les résultats publiés ce lundi dans le journal Recherche Environnemental prouvent une première corrélation entre la pollution et la maladie mentale en affirmant que lorsque la concentration de particules fines augmentent en moyenne de 10㎍/㎥, le nombre d'urgence constatée chez les patients souffrant de maladies mentales augmente de 0.8%. Un risque constaté uniquement chez les moins de 65 ans.

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Une fréquence identique à celle observée du nombre de cas de maladies respiratoires chez les enfants et adultes de moins de 65 ans, par rapport aux plus de 65 ans, à cause des poussières ultra-fines. Cela va de soit, les moins de 65 ans passant généralement plus de temps que leurs aînés à l'extérieur dans le cadre d'activité familiale ou lors de déplacements professionnels. La relation entre les particules fines et les maladies mentales est donc plus importante.


Dans cette recherche spécifique, les équipes étudient toutes les maladies mentales, que ce soit de la dépression ou de la schizophrénie. Selon elles, les maladies mentales sont possibles car les polluants entre dans le corps et le cerveau provoquant des inflammations et que la quantité de polluant importe généralement peu, une légère exposition pouvait provoquer un problème mental. Autre indication importante de ce rapport : la corrélation entre les particules fines et les maladies mentales est d'autant plus importante quand les températures se réchauffent.


Le printemps, qui annonce généralement l'arrivée des sables jaunes du désert de Gobi (Chine) sur la péninsule coréenne (Yellow Dust en anglais, 황사 en coréen), en plus de la pollution constante qui atteint de plus en plus fréquemment des niveaux supérieurs à 100㎍/㎥ que ce soit pour les PM2.5 (particules ultra-fines) ou les PM10 (particules fines), risque d'être encore une saison morte pour la Corée du Sud.

La pollution à cette période de l'année oblige les familles à s'enfermer et ne pas pouvoir profiter du redoux et des activités de plein air comme les balades sous les cerisiers fleuries de fin mars ou début avril.

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