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La Chambre européenne renaît de ses cendres

17 décembre

La Chambre de commerce européenne en Corée du Sud (EUCCK) a décidé, il y a deux mois de cela, de fermer ses portes face à la pression du bureau des impôts qui lui a infligé une amende de 4,5 milliards de wons (environ 3 millions d'euros). Elle était pourtant la Chambre étrangère la plus puissante et la plus lobbyiste avec la Chambre américaine (AMCHAM), bref un support inconditionnel pour ses quelques
800 entreprises, organisations et individuels membres avec des évènements mensuels, des comités sectoriels, des publications périodiques, etc. Ayant perdu sa tête (ses têtes), l'organisation européenne s'est démantelée d'elle-même afin de mieux se reconstruire.

Aujourd'hui, le passé a été totalement balayé. Après quelques semaines d'incertitude, les membres clés de cette organisation se sont rencontrés, avec les membres, afin de relancer la machine et relancer un groupe lobbyiste influent auprès du gouvernement. Désormais tournée vers l'avenir, Jean-Luc Valerio, président de la Chambre (EUCCK) et président en Corée du Sud du groupe européen EADS, n'est plus dans le bateau. Le nouveau président est Thilo Halter, responsable de la filiale sud-coréenne de MAN Truck and Bus, soutenu par un secrétaire général en la personne de Wolfgang Slawinski. Et pour la nouvelle présidence, il faudra avant tout éviter de refaire les mêmes erreurs passées. Un seul mot d'ordre : la transparence.

L'objectif prioritaire de l'ECCK sera non pas de relancer la campagne d'adhésion auprès des membres, mais avant tout de redevenir influent auprès des autorités locales, ce qui n'est pas gagné après avoir été condamné pour détournement de fonds et évasion fiscale. Les membres ne sont en effet pas l'urgence, car le vivier reviendra probablement naturellement, les Chambres nationales comme les Chambres française, allemande, italienne ou britannique se chargeant depuis des années d'animer leur communauté d'affaires efficacement et sur des aspects non pas lobbyistes mais très pratiques (mission commerciale, support marketing, évènement personnalisé, etc.).

Il n'en est pas moins vrai que l'Union européenne, dans le contexte actuel (crise économique, accord de libre échange avec la Corée du Sud), se doit d'avoir une voix dans la péninsule. Afin de soigner son image, la Chambre européenne n'a pas mis longtemps à supprimer son ancien site Internet pour lancer une nouvelle plateforme www.ecck.eu et son nouveau logo. Les comités sont également relancés (automobile, cosmétique, ressources humaines, etc.) et des nouveaux bureaux accueillent les équipes, situés à quelques minutes seulement de la station de City Hall et à Busan, à côté du Centum City.    

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