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La stratégie du gouvernement coréen en 2010

04 novembre

La branche « Economist Conferences » du groupe de média « The Economist » organisait aujourd’hui un tour de table économique avec le gouvernement de Corée du Sud sur le thème : Restructurer l’économie Sud-coréenne après une crise internationale. Environ 150 invités prestigieux se sont réunis autour d’intervenants de très hauts niveaux, à commencer par le président Sud-coréen Lee Myung-Bak qui, au-delà du discours d’introduction, s’est prêté au jeu des questions-réponses, parfois sans langue de bois, avec Dominic Ziegler, responsable des colonnes sur l’Asie pour The Economist. Après avoir confié avoir été un fervent lecteur de ce journal lors de son long parcours chez Hyundai (avant d’être Maire de Séoul puis Président), Lee Myung-Bak a répondu à des questions diverses et variées dont voici un bref résumé :

# Le rebond économique du pays ?
« La Corée a appris de 1998 en investissant 65% de son budget annuel sur le premier semestre 2009. Nous avons mis en place un plan de relance par la croissance verte avec 22.3 m
illiards de dollars investis d’ici 2013 et une coopération étroite avec les sociétés étrangères. Et même si nous ne sommes pas signataire du protocole de Kyoto, nous nous engageons à une réduction importante de nos gaz à effets de serre d’ici 2020 ».

# L’inutilité du G7 face au G20 ?
« Le G7 est inutile (commence-t-il à dire en anglais, avant de se reprendre en coréen)...Disons que le G7 se doit d’exister et à un rôle à jouer, mais que le G20 permet de prendre des décisions sur les problèmes
majeurs qui inquiètent le monde entier ».

# La vision de votre mandat si particulier avec entre autres la disparition de deux anciens présid
ents (suicide et décès) et la crise internationale ?
« Dans l’histoire de la Corée, il y a toujours eu des challenges. Le peuple coréen vit dans ce mouvement extrêmement dynamique. Nous ne regardons jamais derrière, nous pensons toujours au futur ».

# La différence entre le « Grand Bargain » et les politiques précédentes concernant la Corée du Nord ?
« L’histoire se répète toujours avec la Corée du Nord, une sorte d'histoire permanente où chacun se renvoie la balle. C’est très facile de continuer sur cette voie dans un cadre tel que Kim Jong-Il est président permanent, mais les cinq autres nations participants aux pourparlers changent fréquemment de représentants p
olitiques. Le Grand Bargain, accepté par les quatre autres nations, apparaît être la solution idéale pour mettre un point aux négociations et lancer de vrais échanges ».

S’en est suivi une brève présentation des perspectives et tendances pour l’économie mondiale et Sud-coréenne pour 2010 avec Jan Friedrich, directeur des prévisions internationales pour la branche Economist Intelligence Unit, puis une table ronde entre le ministre de la stratégie et de la finance Yoon Jeung-Hyun, Dominic Barton (McKinsey), Hyun Hong-Choo (Kim & Chang and former ambassador for the UN and the US), Jeremy Burks (Dow Corning) sous la gestion de Charles Goddard, chef éditeur pour l’Asie-Pacifique à l’Economist Intelligence Unit. Andreï Lankov (ci-dessus) est venu partager son expérience en tant que professeur-expert de la question nord-coréenne, une vision nouvelle des relations inter-coréennes.

L’après-midi était ponctué d’une intervention sur la croissance verte avec le responsable de ce plan de relance au gouvernement Kim Hyung-Kook (ci-contre), suivi d’un point sur les futurs services financiers avec les représentants d’Asia Securities Industry and Financial Markets Association, Barclays PLC et Nomura Investment Banking Asia-Pacific, sous les remarques de Chin Dong-Soo, président de la commission des services financiers.

Lee Song-Tae, gouverneur de la banque de Corée, a pris le relais pour une discussion sur la politique monétaire du pays avec les directeurs des plus grandes banques locales : Korea Exchange Bank, Citibank et Kookmin Bank. Sakong Il, actuel président du KITA et en charge du sommet du G20 l’an prochain, est venu présenté les perspectives de ce sommet international qui ouvrira la Corée du Sud aux yeux du monde. La journée était clôturée par deux entretiens : la vie des affaires en Corée du Sud avec des témoignages d’entreprises étrangères (Rolls Royce, Areva, Korea Associates Business Consultancy, PricewaterhouseCoopers, The Zuellig Group) et les nouveaux moteurs de croissance en Corée du Sud. Retrouvez toute la conférence sur www.economistconferences.com.




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