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La fin de Naver, Daum et Nate ?

25 mars

Les traducteurs automatiques sur Internet sonneront-ils le glas des portails sud-coréens de recherche sur Internet qui écrasent le marché local ? Grande question, très osée sûrement, mais qui mérite d’être étudiée. Car en effet, les traducteurs sur Internet, en particulier celui de Google qui est de loin le plus puissant, s’améliorent au fil des mois ajustant les interprétations dans des langues de plus en plus variées.

Qui dit traduction rapide et efficace, dit plus grande quantité d’information. Internet est la première source d’information aujourd’hui, mais la Corée s’est fortement isolée avec ses portails locaux. 1% de l’information en ligne est en Coréen et suffit aux
Coréens qui ne voient pas l’intérêt de se pencher sur les 99% d’autres informations en langue étrangère. Les portails ont bien géré ce coréano-coréanisme en proposant des portails d’information 100% en coréen (peu de source Reuters ou AP par exemple) et adaptés aux goûts de la population. En face d’eux, Google semble ridicule. Le géant américain tourne entre 3 et 5% de parts de marché dans la péninsule et a dû ajuster son portail à la demande locale, une première mondiale pour le groupe. Mais si Google avait finalement trouvé la clef pour renverser ceux qui détiennent 90% des parts en Corée ? Car en traduction sur la toile, nous sommes bien loin du niveau de 2004, où Sergey Brin (ci-contre), fondateur de Google, lisait par cet outil le message d’un fan coréen sous la forme : « The sliced raw fish shoes it wishes. Google green onion thing ! »…

Aujourd’hui, ce sont 57 langues qui sont pris en charge par Google Translate, un outil qui compile les données et ajustent les résultats en fonc
tion, permettant aux utilisateurs de se rapprocher de plus en plus de la bonne traduction. Pour les analystes, il ne fait aucun doute que l’outil atteindra rapidement son « seuil de tolérance ». Le schéma est simple ; jusqu’à encore récemment, peu d’internautes se tentaient à utiliser les outils de traduction sur Internet, passant à côté d’une quantité d’information étrangère importante. Mais la tendance change, les internautes traduisent, essayent de comprendre et plus ils seront nombreux, plus les données compilées s’ajusteront rapidement. L’option de traduction intégrée au navigateur de Google Chrome permet même de traduire des pages entières d’un seul clic. Un phénomène qui s’est remarqué par exemple après le tremblement de terre où de nombreux coréens sont allés voir les sites d’information japonais, ont traduit automatiquement puis repris sur leur blog, diffusant ainsi des informations que les médias coréens n’avaient pas encore repris. La proximité des langues étant également un facteur d’amélioration des traductions, l’outil de Google étant plus performant sur du Coréen-Japonais que du Coréen-Arabe par exemple.

Le ralentissement de la suprématie des Naver, Daum et autre Nate se fait cependant sentir sur la scène internationale. Si leur puissance était remarquée en 2005, Naver se positionnant en 18e position parmi les sites Internet dans le monde, Daum à la 30e place et Nate à la 53e, aujourd’hui, leur développement montre une certaine limite, Naver étant désormais 215e, Daum 350e et Nate 746e. Une chute vertigineuse sur le plan mondial qui est normale, seulement 50 millions de personnes dans le monde utilisent Internet en langue coréenne. Imaginez alors un monde où l’information n’a plus d’importance quant à son origine. Un monde où les internautes auront accès à des portails globaux, mélangeant Le Monde (France), le New York Times (USA), le Chosun Ilbo (Corée du Sud), le People Daily (Chine), le Financial Times (Royaume-Uni), le Folha de Sao Paulo (Brésil), etc. Tout cela grâce à quoi ? A des outils comme Google Translate. Yahoo a peut-être bien compris de quoi serait l’avenir de l’Internet et de l’information en ligne, celui-ci étant présent partout autour du globe avec de l’information dans les langues locales mais un outil de traduction également de plus en plus utilisé. Premier portail dans l’archipel nippon, Yahoo pourrait bien prendre le « leadership » sur un marché qui risque d’émerger très rapidement. La traduction automatisée va permettre d’ouvrir les cultures au reste du monde et la Corée du Sud, qui évolue en se focalisant souvent sur ses propres bases, a de grandes chances de découvrir une nouvelle ère de l’information globale.

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3 avis

  1. Quand on voit la piètre qualité de la traduction du Coréen vers le français ou l'anglais en general, la réciproque est aussi vrai... C'est lisible et ca se comprend ponctuellement pour quelqu'un qui cherche de l'information mais de la à lire ce genre de sites traduit au quotidien il y a de la marge.

    Je crois qu'ils n'ont toujours pas trop de soucis a se faire dans les années qui viennent

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  2. En fait, pour aller encore plus loin dans mon commentaire, j'irais presque à penser que Google Translate favorise l'existence des Naver et autres Daum.
    S'il n'y avait pas Google Translate, le web deviendrait au fil des décennies, un écosystème complètement anglophone. Mais grâce à Translate et au nombre croissant de webmasters, on produit de plus en plus de contenu dans d'autres langues.

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  3. google translate permet au mieux de comprendre le sujet d'un article. Au pire de faire de gros contresens ou gags. Les sites en langue locale ont un grand avenir heureusement. Juste peut être un des trois coréens peut disparaitre.

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