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Corée du Sud : une bonne et une mauvaise nouvelle

08 novembre

Économie – « J’ai une bonne et une mauvaise nouvelle ». C’est un peu le nouveau slogan du ministère de l’économie en Corée du Sud. Avec une économie qui se porte bien, la Corée est depuis 2008 un exemple pour de nombreux pays, même les plus avancés. Il n’y a qu’à regarder le nombre de députés, sénateurs et autres personnalités politiques françaises qui se sont rendus au Pays du Matin Calme depuis la crise de 2008 pour le comprendre : Kouchner, Lang, Strauss-Kahn, Placé, Fillon, Mariani, Kosciusko-Morizet, Giuliani…

L’année 2011 ne devrait d’ailleurs pas faire exception pour l’économie coréenne, même si les entreprise
s commencent un peu à tirer la langue en fin de parcours. Selon le ministère de la stratégie et des finances, le revenu moyen du PIB par habitant devrait même atteindre un record en tapant les 23 500 ou 24 000 dollars, un chiffre historique, la Corée n’ayant dépassé la barre des 20 000 dollars qu’en 2007 avant de redescendre à 19 000 dollars en 2008, puis à 17 000 dollars l’année d’après avant de remonter au niveau des 20 000 en 2010. Si cette prédiction se réalise, le revenu national brut serait en croissance de 13% par rapport à l’année précédente. Il n’y aucune raison pour que ce revenu ne soit d’ailleurs pas atteint, le Fonds monétaire international ayant lui aussi prévu un tel chiffre dans son rapport des perspectives économiques mondiales en septembre dernier (24 000 dollars). La seule donnée qui pourrait faire changer ce chiffre serait un taux de change défavorable.

Mais quelle est la mauvaise nouvelle, du coup ? Tout simplement les perspectives pour l’an prochain. Les économistes se sont mis au travail afin de déterminer la santé économique de la Corée du Sud pour 20
12. Et l’institut coréen de développement (KDI) apporte une analyse pas très rose. Dans son rapport de novembre sur les tendances économiques, cette organisation souligne que l’économie coréenne ralentit petit à petit, se recentrant encore davantage sur ses exportations et ce malgré une inflation qui se stabilise. La croissance de la production est un premier indicateur qui ne trompe pas : -0.1% en septembre. L’augmentation des stocks devrait dans un avenir proche contribuer à maintenir un niveau de production dans le négatif.

Le KDI affirme qu’au-delà de la crise financière internationale, au point de vue nationale, les indicateurs sont loin d’être au vert : ralentissement dans le secteur de l’immobilier et sur le marché du travail, un sentiment général de plus en plus morose, une inflation qui ne fait que se stabiliser… bref, beaucoup de doutes pour l’an prochain.

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