Corée du Sud : attention aux effets secondaires

28.12.11

Société – La chirurgie esthétique est très, voire trop, prisée en Corée du Sud. A l’heure où les lycéens se préparent à intégrer leurs universités au printemps, les cliniques reçoivent leurs patientes en masse. Le moment est venue de se faire belle (ou beau) avant de découvrir ses nouveaux camarades. La pause hivernale est aussi l’occasion pour de nombreuses jeunes femmes célibataires de passer sous le scalpel afin de se dénicher un mari dans l’année qui vient ou pour trouver un emploi (oui, en Corée, l’apparence physique fait souvent partie du processus de recrutement). Mais sur fond de scandale PIP en France, la Corée du Sud n’est pas à l’abri non plus de scandales sur les effets secondaires de la chirurgie esthétique.

Entre janvier et novembre 2011, le nombre de Coréens s’étant rendus à l’association coréenne des consommateurs a augmenté de 20% par rapport aux onze premiers mois de 2010. Sur les 3 641 consultations enregistrées, 78 concernaient des plaintes contre des chirurgiens plasticiens suite à des effets secondaires provoqués par une opération. Sur les trois dernières années, la plupart des plaintes concernaient des effets secondaires suivant un doublement des paupières (très prisé en Corée du Sud) avec 43 plaintes, suivi de 39 plaintes pour des opérations du nez, 25 pour des reconstructions faciales, 22 pour de la liposuccion et 15 pour des i
mplants mammaires. Évidemment, la plupart des plaintes sont portées par des femmes (94%) jeunes (entre 20 et 39 ans). Les plaintes concernent pour la plupart du temps des asymétries (17%) ou des cicatrices et des nerfs coupés (8%). Des problèmes surtout dus à l’émergence depuis 3 ans de cliniques esthétiques un peu partout dans la capitale avec des médecins pas forcément qualifiés.

Mais la course aux prix les plus attractifs (prix de groupe pour mère-fille, bons de réductions dans un grand magasin pour une opération, etc.) pousse malheureusement les femmes, et souvent les plus jeunes (lycéennes), à oser des cliniques pas forcément homologuées. Du coup, l’association de défense des consommateurs a mis en place un numéro spécial afin de conseiller toute personne victime d’un médecin non-diplômé. La Corée du Sud qui compte faire du tourisme médical un de ses moteurs de croissance commence à comprendre que le SAV doit également être mis dans la balance…

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2 avis

  1. Et beaucoup ne portent même pas plainte.. Je connais une fille a fait une opération du front (on lui a mis de la graisse provenant de ses cuisses dans le front), et elle s'est réveillée avec une paupière a moitié fermée. La graisse s'etait tassée sur sa paupiere! Elle est retournée a la clinique qui se trouve a Sinsa et on lui a dit que ça faisait partie des risques qu'elle avait acceptés en faisant l'opération. Donc elle est restée avec sa paupière a moitié fermée. Trop honte pour porter plainte, elle a dit a ses collègues qu'elle avait une infection de l'oeil..

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  2. Ah Nan, c'est pas possible!
    Elle va rester comme ça ?! Je lui souhaite bien du courage. Mais comment ça se fait que ça soit si courant ce genre de pratique??

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