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+8.1% de croissance en Corée du Sud

07 juin

Économie – Sept ans. Sept ans que la Corée n’avait pas connu une telle croissance de son économie. Déjà, lorsque les experts estimaient la croissance du premier trimestre à 7.8% (par rapport au premier trimestre 2009), beaucoup avait du mal à y croire. Il n’avait encore rien vu. La banque de Corée a revu ses estimations à la hausse : la Corée du Sud aurait ainsi connu une augmentation de +8.1% de son PIB sur les trois premiers mois de l’année par rapport à la même période en 2009 et de +2.1% par rapport au dernier trimestre 2009. La croissance comparative entre des périodes sur deux années dépasse la barre des 8% pour la première fois depuis le quatrième trimestre 2002. D’après les économistes, il se pourrait bien que la banque revoit son taux directeur à la hausse très prochainement. Et la reprise, nous en sommes qu’au début à en croire les paroles de Jung Yung-Taek, responsable de l’équipe en charge des statistiques sur le revenu national à la banque centrale : « Au regard de l’augmentation solide et continu en avril et mai des exportations et de la production, la croissance économique devrait rester sur le même niveau lors du second trimestre ». Le deuxième semestre devrait connaître un léger ralentissement dû à l’augmentation des prix du pétrole. La banque centrale, qui a revu son taux directeur à la baisse de -3.25 points de pourcentage en l’espace de cinq mois au cœur de la crise (entre octobre 2008 et février 2009), a laissé son taux stagner à 2% pendant 15 mois consécutif jusqu’au mois de mai de cette année. Pour les économistes, la banque ne doit pas laisser passer une telle opportunité et envisager une augmentation de son taux d’intérêt. Dominique Strauss-Kahn, président du FMI, a rappelé qu’une sortie de crise est difficile à contrôler : « Trop tôt et la reprise économique peut se bloquer. Trop tard et les vulnérabilités peuvent se multiplier ». Pour les spécialistes internationaux, le temps est venu pour la Corée du Sud de passer aux choses sérieuses : prendre de nouvelles mesures adaptées pour éviter tout risque d’inflation tout en prenant en compte la croissance économique. Pour certains économistes, comme Lee Jung-Bum, les autorités pourraient préférer attendre le second semestre et la fin de la crise en Europe. Le ministre des finances le rejoint. Ce n’est d’ailleurs pas pour rien qu’il a envoyé le vice-ministre à la banque centrale pour le Comité monétaire. Peur de la pression…
Arosmik, le 7 juin 2010 en Corée du Sud

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