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La roquette sud-coréenne partira plus tard

10 juin

Conquête – C’est bon, vous pouvez baisser les yeux. Il n’y a rien qui s’est envolé dans le ciel depuis le centre spatial Naro dans la journée d’hier. Pourtant, c’était « jour de gloire » pour la Corée du Sud qui retentait d’envoyer son premier satellite dans l’espace. Même le premier portail Internet du pays Naver (environ 75% de parts de marché sur la toile coréenne pour quelques 3% pour Google) avait mis son logo aux couleurs de la fusée (ci-contre). Tout était prêt pour cet envoi tant attendu, après l’échec du mois d’août 2009 où la propulsion du satellite n’avait pas fonctionné, renvoyant l’objet volant bien identifié se cracher sur notre chère planète. A quelques heures près, et tout était bon. Mais il a fallu un léger souci dans le système de sécurité incendie de la rampe de lancement de la roquette pour que tout soit finalement annulé. Ou plutôt repoussé dirons-nous. Les autorités en charge du projet, à savoir l’institut de recherche aérospatiale coréen (KARI) et le ministère de l’éducation, de la science et de la technologie, n’ont à ce jour pas encore prévu d’autres dates pour le lancement de Naro-1, également appelée KSLV-1. Le groupe de chercheurs coréens et russes sont actuellement en train de discuter des raisons de ce dérèglement de la rampe de lancement. « Il est en tout cas sûr et certain que Naro- 1 ne prendre pas son envol dans la journée », précise Pyun Kyung-Bum, porte-parole du ministère. Le président du KARI, Lee Joo-Jin, parle d’un manque de chance. Les produits chimiques qui se sont échappés du système de sécurité incendie de la rampe de lancement semblent avoir endommagé la roquette. Les chercheurs sont en train de vérifier. La fusée Naro-1 finira-t-elle par partir un jour ? Les Coréens pourront-ils une fois dans leur vie dépendre de prévisions météorologiques travaillées à partir d’images provenant d’un satellite national (aujourd’hui basées sur les images de satellite japonais) ? La pression monte sur le KARI qui depuis un an se débat tant qu’il peut pour justifier les 502.5 milliards de wons (418 millions de dollars) dépensés par le gouvernement. Il va falloir aller vite et ne pas faire d’erreurs pour corriger tout cela et satisfaire des autorités qui s’impatientent.
Arosmik, le 10 juin 2010 en Corée du Sud

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