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Corée du Sud : l'ennemi, la silencieuse et les autres

26 mai

Relations intercoréennes – On ne peut pas dire que le « bulldozer hyundai », alias le président de la république de Corée du Sud Lee Myung-Bak (ci-contre), aura permis d’améliorer les relations avec la Corée du Nord depuis sa prise de pouvoir en 2007. Si, lors de sa campagne électorale, il promettait de continuer l’axe diplomatique du feu président Roh Moo-Hyun, la population a rapidement découvert qu’elle avait été trompée. Et Kim Jong-Il, le « Cher Leader » de la dictature communiste côté Nord du 38e parallèle, l’a bien compris. Désormais, pour Pyongyang, aucune relation ne prendra forme entre les deux Corée tant que Lee Myung-Bak sera au pouvoir, que ce soit des partenariats commerciaux, des transports aériens et fluviaux, etc. La preuve avec la mise à l’écart (retour au pays) des responsables sud-coréens de la zone industrielle conjointe de Kaesong, située à la frontière côté Nord. Côté Sud, les messages de propagande ont commencé à la DMZ (zone démilitarisée) pour inciter l’armée nord-coréenne à déserter. Les flashs infos, la musique pop et les émissions de radios sud-coréennes devaient manquer aux fantassins nord-coréens après six ans de disette. Le Nord s’apprête à réagir à cette guerre psychologique mais « en règle ». Reste à savoir la définition de « en règle ». Donc entre les deux Corée, la situation est celle que l’on attendait. Menaces, menaces et menaces. Des grandes annonces officielles aux distributions de tracts, tous les moyens sont bons pour mobiliser le peuple. L’annonce de Lee Myung-Bak annonçant que la Corée du Nord redevenait son « principal ennemi » a très légèrement secoué un peuple qui ne laisse entrevoir ni crainte ou inquiétude. Les sud-coréens n’ont en aucun cas les yeux rivés sur les médias à longueur de journée et ne sont pas du genre à se cloîtrer chez eux en famille. C’était jour de Baseball hier soir, bien plus intéressant qu’une « guerre de menaces ». Et dans ce grand désordre qui prend forme depuis le début de semaine, un « petit » empire à proximité de la péninsule préfère se taire. La Chine, qu’elle le veuille ou non, est la clé du problème intercoréen. Mais comme d’habitude, aucune prise de position, silence radio. « Je confirme mon évolution politico-socialo-économique en passant du communisme vers le capitalisme et en rejoignant la position internationale ou bien je reste dans mon économie socialiste de marché et reste attachée à défendre mon ami la Corée du Nord non-ouvertement ? » Telle est la question. Et la réponse tend plutôt vers la deuxième option à vraie dire. En même temps, les avantages sont nombreux. Et c’est peut-être de cette manière que nous allons arriver à un statut quo dans lequel plus rien ne se passera pendant de longs mois. Peut-être quelques tirs par-ci par-là ou des essais nucléaires réussis ou ratés. La Chine aime tellement les statuts quo (Taïwan). Ces situations où rien ne se passe. Les autres pays semblent enfin rejoindre la Corée du Sud. Rien d’étonnant. Les Etats-Unis avec leur forte position militaire en Corée du Sud (plus de 28 000 hommes) ont envoyé leur « blonde » négociatrice. Après un passage à Pékin où elle aura vainement tenté de convaincre l’Empire du Milieu de rejoindre « la force », la voici débarquée ce matin à Séoul pour faire comprendre au président Lee Myung-Bak que les « States » seront toujours derrière la Corée du Sud. Le Japon et les autres nations occidentales sont également dans le même camp, bien entendu. L’union fait la force. Bref, nous sommes avec une Asie du Nord-est confrontée à un désordre total. Alors l’ennemi redeviendra-t-il un jour ami ? La silencieuse prendra-t-elle un jour position ? Et les autres ? A quoi servent-ils si ce n’est que confirmer leur support sans pouvoir agir concrètement ? La suite de l’histoire demain, très probablement (quoique, les Unes de journaux ne se sont pas focalisés que sur le Nord ce matin…)
Arosmik, le 26 mai 2010 en Corée du Sud

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