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Une défense de feu en Corée du Sud

19 juillet

Sécurité – L’Asie du Nord-est est depuis plus d’un demi-siècle au cœur des questions sécuritaires, que ce soit au niveau national pour les pays concernés ou au niveau international pour les organisations mondiales de type ONU, OCDE ou encore APEC. Concrètement, tout le monde se méfie de la Corée du Nord qui serait en possession d’armes nucléaires. Pour les voisins proches (Chine, Russie, Corée du Sud et Japon) et lointains (USA), il faut se préparer à tout évidence même si la force n’a jamais été (et ne le sera probablement jamais) une solution dans cette région depuis la fin de la deuxième guerre mondiale. Séoul, de son côté, semble préférer se préparer à tout risque possible. C’est ainsi que le Pays du Matin pourtant Calme vient de développer un missile sol-sol pouvant être dirigé dans un rayon de 1 500 kilomètres, un nouveau bébé pour la défense après le sol-sol sorti l’an dernier pour un rayon de 1 000 kilomètres. Ce missile peut donc atteindre des cibles plutôt éloignés de la Corée du Sud, à savoir les zones Est de la Russie, la Chine mais également n’importe quelle zone de la dictature du « Cher Leader », au Nord du 38e parallèle. Baptisé Hyunmoo-II, cette roquette est en cours de déploiement dans la péninsule. Pour le ministère de la défense, il est en effet question de défense uniquement et de préparation à tout conflit armé. De l’autre côté de la frontière, les autorités dénombrent 600 missiles Scud pouvant atteindre une cible située entre 320 et 500 kilomètres et 200 Rodongs frappant à 1 300 kilomètres de distance. Il semblerait également que la Corée du Nord produise actuellement un missile balistique intercontinental pouvant atteindre une distance de 6 700 kilomètres, soit les côtes Ouest des Etats-Unis. Créé par l’agence de développement de la défense (ADD), il semblerait que les journalistes aient eu connaissance un peu trop rapidement de ce projet. Surtout dans une situation où la Chine ne souhaite pas voir d’exercices navals americano-coréen dans la Mer Jaune. Les exercices, reportés de l’autre côté de la péninsule, en Mer de l’Est, sont au cœur de l’actualité en Corée du Sud, la décision ayant été prise de les déplacer montrant une certaine pression politique de la Chine. Si ce missile peut désormais atteindre des cibles stratégiques, il ne sera vraisemblablement jamais utilisé par la Corée du Sud.
Arosmik, le 19 juillet 2010 en Corée du Sud

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