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Corée du Sud : Roubini évoque un Double Dip et un G-zéro

12 octobre

Économie – 50% de chance que l’économie mondiale collapse en entrant dans un « double dip », une rechute, une double crise, une récession digne d’un véritable plongeon. Voilà l’analyse que porte Docteur Doom sur la situation de l’économie mondiale aujourd’hui. L’économiste Nouriel Roubini, qui participait pour la deuxième fois au World Knowledge Forum à Séoul, a fait part de son grand pessimisme pour le monde : « il y a plus de 50% de chance que les économies avancées, à savoir les USA, la zone Euro, l’Angleterre, etc., voient les débuts d’une contraction économique sur le prochain trimestre ».

Professeur de l’université de New York, Roubini a intitulé son speech « The New Global Economy » dans lequel il prévient que toute sortie d’un pays de la zone euro serait équivalente pour l’économie à l’effondrement de Lehman Brothers, voire plus dramatique. « Un tel événement aurait des dommages collatéraux vers les marchés dits émergents, comme la Corée du Sud » alerte-t-il.

Roubini, que certains voient plus sage
qu’au début des années 2000, porte pourtant toujours bien son surnom de Docteur Catastrophe avec des prévisions économiques bien plus pessimistes que la plupart de ses confrères économistes. « Les optimistes ont annoncé une croissance plus importante pour la deuxième moitié de l’année voire 2012, mais les indicateurs ne montrent aucun prémices de tels développements » s’élance celui qui annonce l’effondrement de la Chine en 2013 dû à des investissements qui créent des surcapacités.

Roubini comparait dans son speech l’économie mondiale à un avion à une vitesse de décrochage, qui peut soit redonner un coup d’accélérateur et se sauver, soit qui peut tomber en chute libre. Parmi les USA, la zone euro et le Japon, Roubini a porté un regard inquiet sur le Vieux Continent qui répand sa crise au-delà de ses frontières avec une France et une Allemagne qui montrent des signes de contraintes financières. Pour lui, il faudrait créer un fonds de 2 000 milliards d’euros pour supporter l’Italie, la Grèce et le reste de l’Europe tout en encourageant de meilleures coopérations. « Nous nous approchons plus d’un G0 (G-zéro) que d’un G20 » prévient Dr. Doom.

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