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Des coréennes pas très maternelles

27 avril

Société – D’après une récente enquête menée par le portail d’emploi Job Korea qui est allé interroger 428 femmes actives sur leur volonté d’avoir un enfant une fois mariées, 14% d’entre elles n’ont aucun désir d’avoir un bébé, soit une femme sur sept. Il semblerait par conséquent que les coûts d’éducation des enfants et la carrière professionnelle soient des freins à la maternité. Pour près de la moitié d’entre elles, les dépenses nécessaires pour élever un enfant sont beaucoup trop élevées (soin et éducation), ce qui est compréhensible dans un pays où la course à l’éducation n’a plus de prix. Pour un tiers d’entre elles, il s’agit tout simplement de pouvoir garder une certaine liberté, de ne pas avoir trop d’obligation à rester à la maison à cause d’un enfant. Une femme sur dix craint par contre que le fait d’avoir un enfant soit un frein à une possible future promotion dans leur carrière professionnelle. Enfin, 8.3% d’entre elles estiment qui leur sera beaucoup trop difficile de trouver des baby-sitters. Pour de nombreuses femmes, le mariage est quelque chose de bien, mais avoir un enfant est quelque chose à éviter. L’une d’entre elles témoigne : « J’aime mon boulot. J’ai peur de ne pas rester concentrée sur mon travail si j’ai un enfant. J’aime également voyager, ce qui n’est pas vraiment possible lorsque l’on a un enfant. Je compte bien me marier, mais je ne compte pas avoir d’enfant ». Le coût d’éducation d’un enfant reste donc une barrière indéniable. Ce qui prouve que le gouvernement tient peut être la clé pour relancer un taux de natalité catastrophiquement bas. Le coût moyen pour le soin d’un bébé est estimé à 650 000 wons par mois. Les grands-parents touchent en moyenne 700 000 wons par mois pour prendre soin de leurs grands-enfants, les centres de soin demandant 500 000 wons pour un service complet d’une journée. Pour certains analystes, le terme de « soin du bébé » a complètement changé intégrant désormais une partie d’éducation. Les enfants ne sont pas encore à l’école qu’ils vont déjà dans des centres de langues ou d’éducation. Les centres privés d’éducation n’hésitent pas à facturer 7 à 800 000 wons par mois des parents sous pression.
Arosmik, le 26 avril 2010 en Corée du Sud

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