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Les taxis coréens surveillés de près

01 avril

Société – Les groupes civiques coréens haussent le ton face au gouvernement. Après plusieurs incidents liés à des chauffeurs de taxis, les associations demandent aux services de police de vérifier attentivement les antécédents des conducteurs de taxis afin de ne pas laisser le volant à des personnes ayant déjà été condamnées pour violence, surtout sur des femmes. En effet, depuis quelques semaines, la tendance aux agressions dans les taxis reprend en Corée. Le chauffeur Ahn âgé de 41 ans est actuellement dans les bureaux de police de Daedok à Daejon pour être interrogé concernant le meurtre d’une femme après une agression sexuelle. Il aurait admis l’avoir menacé, de lui avoir volé 7,000 wons (4 euros) et ses cartes de crédits avant de la ligoter, de la bâillonner et de la mettre dans son coffre. Le chauffeur aurait même fait quelques courses pour des clients avec la victime dans son coffre qui serait morte d’asphyxie. Il l’aurait ensuite abandonné sur le bord de la route. Il est également condamné pour le meurtre de trois autres femmes depuis 2004. Un autre chauffeur de taxi du nom de Kim, âgé de 55 ans, a également été appréhendé par les forces de polices dans le sud de la ville de Gwangju. Il aurait étranglé et tué une passagère avant d’abandonner son corps. Le problème vient du fait que ces deux chauffeurs avaient déjà des casiers judiciaires et avaient récupéré leur licence de conducteur après être sortie une première fois de prison. Il ne devient plus étonnant de voir de jeunes employées appeler leur famille ou leur petit-copain dans les taxis lorsqu’elles rentrent chez elles tard le soir. Elles n’hésitent plus non plus à noter le nom du chauffeur ainsi que son numéro de plaque. Avec des employées qui terminent de plus en plus tard (souvent autour de minuit), les dangers se multiplient dans les grandes villes où les métros s’arrêtent autour de minuit et demi en général. En 2006, une loi avait été mise en place pour interdire aux anciens-prisonniers la possibilité pendant deux ans de reprendre leur licence de chauffeur. Les chauffeurs se faisant rare, les sociétés de taxis n’hésitent pas à embaucher « tout et n’importe quoi », ne vérifiant que rarement les antécédents des conducteurs.
Arosmik, le 1er avril 2010 en Corée du Sud

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