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Lancement de RED Star, le Windows nord-coréen

06 avril

Corée du Nord – C’est le pays qui autorise probablement le moins la communication dans le monde. Mais le pays qui ne peut finalement s’empêcher de détenir les mêmes services que le reste du monde. Alors que l’utilisation de l’Internet est encore très limitée en Corée du Nord (quasi-inexistante nous pouvons même dire), la dictature du « Cher Leader » a décidé de lancer son propre système d’exploitation. D’après le STEPI (institut sud-coréen de la politique sur la technologie et les sciences), la Corée du Nord vient de sortir son logiciel « RED Star » basé sur du Linux afin de proposer un accès au WorldWideWeb à ses citoyens et bien entendu, contrôler au maximum les informations qui y seront diffusées. Le Nord prouve ainsi sa volonté de développer ses technologies informatiques, lui qui est considéré pourtant comme le pays le plus fermé au monde sur ce sujet. En se basant sur les programmes Linux et les logiciels open-source, le pays compte accroître l’utilisation des ordinateurs dans la péninsule Nord, un signe positif d’après les chercheurs du STEPI. La Corée du Sud souhaiterait cependant avoir accès à ce logiciel pour déterminer à quel point le Nord est avancé dans le domaine. D’après le STEPI, avant que le « RED Star » ne commence à être développé en 2002, la Corée du Nord utilisait la version anglaise de Microsoft Windows. Une analyse portant sur la version 1.1 du « RED Star » montrait que le logiciel s’appuyait sur le style de Windows en avril 2008. Le KCC (Centre informatique coréen) de Corée du Nord n’a depuis pas cessé de mettre au point des mises à jour. Le logiciel inclut une application bureautique appelée « Uri 2.0 », ainsi qu’un moteur de recherche du type de Firefox baptisé « naenara » (my country), un programme de partage de fichiers et un programme permettant d’utiliser certaines applications de Microsoft. SELinux est la plateforme de contrôle qui permet de donner accès à un minimum (oui, j’ai bien dit minimum) d’informations aux utilisateurs. Un étudiant russe de Pyongyang a déjà fait une présentation du logiciel sur son blog, une sorte de première exportation du logiciel.
Arosmik, le 6 avril 2010 en Corée du Sud

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