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La discrimination sexuelle toujours importante en Corée

30 mars

Emploi – Comme c’est le cas dans de nombreux pays encore, la discrimination sexuelle est un problème récurrent dans la société coréenne. Lorsque la jeune Kim est sortie de son école et a intégré un des plus grands chantiers navals coréens, elle était ambitieuse et pensait pouvoir intégrer le département des ventes internationales ou bien l’une des filiales internationales du groupe. Il ne lui aura fallu qu’un an pour comprendre que ce ne serait pas possible. Elle a donc quitté son poste et s’est tournée vers un emploi orienté sur les ressources humaines, emploi davantage viable pour une femme en Corée. L’enquête menée par le ministère de l’emploi sur l’égalité des sexes dans le monde de l’entreprise révèle cependant une certaine amélioration quant à la discrimination sexuelle au travail : sur 1000 employés de plus de 20 ans interrogés, 81% estiment que les attitudes ont changé. De manière générale, les avis restent partager sur le problème du sexisme, 48% pensant que c’est encore un élément grave de la société coréenne contre 45% estimant que ce n’est pas sérieux. Bien entendu, hommes et femmes ne voient pas la discrimination sexuelle de la même manière : 57% des hommes disent que ce n’est un problème sérieux alors que 60% des femmes pensent l’inverse. 37% des femmes interrogées ont par ailleurs précisé qu’elles se sentaient discriminées dans leur travail aujourd’hui. 35% d’entre elles avouent avoir déjà fait face à une discrimination au travail, 26% témoignent qu’elles ont déjà connu un cas d’inégalité lors d’une promotion et 15% expliquent que les missions confiées par les chefs de départements ne sont pas les mêmes en fonction des sexes. D’après l’enquête, sur les 1 400 sociétés publiques et privées comptant plus de 500 employés, seulement 6% ont placé des femmes à des positions de cadres supérieurs. Ce taux reste relativement bas lorsqu’on sait que 33% des femmes sont actives en Corée du Sud. Plus de 70% des entreprises coréennes n’ont pas de femmes cadres. La tradition confucéenne de la Corée du Sud reste encrée dans ce pays ultramoderne. L’évolution de la démographie (de moins en moins d’enfants et une société vieillissante) et de la force de travail (de moins en moins d’actifs à partir de la fin de la décennie) pourraient bien obliger les sociétés coréennes à porter un nouveau regard sur la position des femmes. Des sociétés françaises comme Cartier et L’Oréal ont d’ores et déjà mis en place des programmes de support aux femmes dans la vie active avec pour le premier un prix international pour les jeunes femmes investisseurs et pour le second une aide à la réintégration des femmes dans le monde du travail (lorsqu’elles ont quitté leur travail pour cause de maternité) en support avec le ministère coréen de l’égalité des sexes. Le côté confucéen commence également à changer comme le prouvait une récente étude qui montrait que les futurs pères préféraient avoir une fille qu’un garçon. Arosmik, le 30 mars 2010 en Corée du Sud

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