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Tokyo énerve Séoul sur la question de Dokdo

31 mars

Politique – La « guerre » continue entre la Corée du Sud et le Japon sur la question de l’appartenance du groupe de rocher de Dokdo, dans la mer de l’Est. Et l’archipel japonais semble relancer le débat sur la question ce qui exaspère la diplomatie coréenne. Dernier événement en date : le ministre japonais de l’éducation, de la culture, des sports, de la science et de la technologie a approuvé la publication et la distribution de cinq manuels scolaires indiquant l’appartenance au Japon du groupe d’îles de Dokdo. Le ministre des affaires étrangères coréen Yu Myung-Hwan n’a pas tardé à appeler l’ambassadeur du Japon en Corée Toshinori Shigeie (ci-contre) pour lui faire part de son plus grand regret quant à cette décision de la part de Tokyo, demandant au gouvernement nippon de changer d’attitude tout de suite. Les nouveaux manuels montrent que la frontière du territoire japonais inclue les îles Dokdo ou présente le petit archipel comme occupé illégalement par la Corée du Sud. Tokyo souhaite donc clairement enseigner aux enfants l’appartenance de ces îles au Japon. Pour rappel, les manuels japonais sont revus tous les dix ans par les autorités de l’éducation qui ont commencé la révision de ces cinq manuels en mars 2009. Un des cinq manuels indique que Dokdo est occupé illégalement par la Corée, et deux autres inclus les îles dans le territoire japonais. Rien de plus ne pouvait énerver le Pays du Matin (pourtant) Calme. En 2008 déjà, les livres indiquaient qu’une dispute existait entre le Japon et la Corée du Sud quant à l’appartenance de ces îles (où personne ne vit par ailleurs). Le gouvernement japonais a demandé aux enseignants en décembre dernier de préciser aux étudiants que les îles appartenaient au Japon. Depuis des années, les deux pays se mènent une « guerre » sans merci, avec en Corée des articles dans les journaux, des conférences, des manifestations autour du monde. La ville de Séoul a par exemple mis en place des panneaux publicitaires géants dans la ville spécialement sur Dokdo en coréen et en anglais indiquant la distance à laquelle se trouvent les îles par rapport au panneau.
Arosmik, le 31 mars 2010 en Corée du Sud

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3 avis

  1. "Depuis des années, les deux pays se mènent une « guerre » sans merci, avec en Corée des articles dans les journaux, des conférences, des manifestations autour du monde."... et au Japon ?... Rien.

    Après 20 ans de fréquentation du Japon, il a fallu que je vienne habiter en Corée pour entendre parler de cette histoire (contrairement au conflit avec la Russie sur les îles nord de Hokkaido, très médiatisées).
    Il faut dire que, la forme du Japon aidant, la position de Dokdo sur la plupart des cartes du pays est occupée par le cartouche du titre et des légendes, ou par l'île de Hokkaido déplacée pour entrer dans la page.

    http://viwa.iza.ne.jp/images/user/20080721/301173.jpg
    http://www.bungushop.com/images/large/PID7615_LRG.jpg

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  2. Et au Japon ?...Rien de tel en effet. Juste des informations diffusées aux plus jeunes par les manuels scolaires proclamant Dokdo comme japonaises. Les moyens sont différents (médiatisés ou discrets), mais la volonté semble être la même.

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  3. Pas "les" mais "des" manuels scolaires = le système japonais permet à chaque école de sélectionner le manuel scolaire de son choix parmi une liste d'ouvrages autorisés par le ministère de l'éducation. Il y a actuellement 88 manuels d'histoire autorisés en primaire, collège ou lycée (source : Wikipedia).
    Ce dont on parle ici, c'est de 5 manuels nouvellement autorisés, dans lesquels figure une carte où Dokdo apparait en-deçà de la frontière maritime. L'un de ces manuels ajoute un commentaire sur "l'occupation illégale de Dokdo par la Corée".
    Il y a donc certes une volonté du gouvernement japonais de publier sa revendication territoriale. Mais le corps professoral japonais, traditionnellement orienté à gauche, a pour habitude de laisser au placard les manuels les plus "droitiers" (voir par exemple http://spice.stanford.edu/docs/134).

    Indépendamment de la question de fond, on est donc au Japon très loin, dans la forme, de l'hystérie qui domine sur ce sujet à l'ouest de la Mer de l'Est, en particulier dans les écoles.

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